‹ Notre-Dame de Sainte-FoyChapitre 147 sur 295 · CHAPITRE DIX-HUITIÈMP · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-HUITIÈMP

" qui ces présentes verront, salut. Les RR. mères Ursu- " lines du couvent de Kébec, nous ayant représenté " qu'elles avaient par le passé obtenu plusieurs conces- " sions de terre, desquelles quelques-unes se trouvaient " présentement enclavées dans la concession accordée' " aux sauvages de Sillery, l'année 1651, par messieurs; " de la compagnie de la Nouvelle-France, et qu'en l'an- " née 1652 ayant les dites suppliantes demandé la cou- " firmation des dites concessions à M. de Lauzon gou- " verneur, ayant pouvoir de ce faire, et qu'elles leur " fussent données en franc-alleu et sans aucune charge et " redevance, elles leur auraient été accordées de la sorte " par le dit gouverneur, à le réserve toutefois de ce qui " s'en trouvait présentement dans l'étendue accordée aux " sauvages et aux conditions portées par le dit acte de " confirmation ; qu'ensuite il nous plût leur faire la. '• même grâce pour les autres dites concessions qui se " trouvent sur les terres ou domaine des dits sauvaees, " savoir : cent arpents donnés par M. de Montmagny le " 27 juillet 1646 ; vingt-quatre arpents donnés par M„ " d'Ailleboust le 22 octobre 1650 ; septante-cinq arpents " donnés à Madame de la Peltrie par M. de Montmagny " le 16 juillet 1646 ; vingt-quatre arpents donnés à la " même par M. d'Ailleboust le quinze septembre 1650, " desquelles deux concessions la dite dame de la Peltrie " a fait don et transport aux susdites révérendes mères " Ursulines, item trente arpents bornés par le sieur Bouru don, arpenteur du pays, par l'ordre du R. P. Rague- " neau, pour lors supérieur, selon l'acte qu'on a dressé le " premier d'avril 1653 5 toutes les dites concessions fai- " sant la consistance de deux cent cinquante-trois arpents " de terre ou environ : Nous, ayant en considération les " bons et charitables offices que les RR. MM. Ursulines

" ont par le passé rendus et sont en disposition contiiL miellé de rendre aux enfants des sauvages, pour l'ins- " truction desquels principalement elles sont venues en u ce pays et leur séminaire a été particulièrement fondé u et établi, selon le pouvoir que le dit sieur gouverneur *{ a donné aux supérieurs de notre compagnie en ces " contrées de diriger et administrer, comme pères et "" tuteurs des dits sauvages, les lieux et terres qui leur w appartiennent, accordons volontiers, au dit nom, aux "u RR. MM. Ursulines que les concessions ci-dessus spéci- " fiées leur demeurent en propre et soient possédées par u elles en franc-alleu, sans aucune charge et redevance '( que la continuaton de leur bonne volonté et charité at envers les enfants des sauvages et un aveu et dénomil "brement des dites concessions entre nos mains, de vingt " ans en vingt ans. Fait à Kébec ce onzième février " 1654. — François Le Mercier. (1)

Ce fief est resté propriété des Ursulines jusqu'en 1844, alors qu'il fut acquis par messire Antoine Parant l2' supérieur du Séminaire de Québec, et, à sa mort, passa à ses héritiers. (3) Il est situé à l'est de la paroisse, près de la banlieue, avec front un peu au sud du Gomin, et s'étend au nord jusqu'à faible distance de la voie ferrée du Pacifique. (4)

L'existence de l'arrière-fief de Monceaux a été un peu plus mouvementée. L'aveu et dénombrement de

1 Archives des Ursulines. Nous devons une copie de cet acte à la R. mère de l' Assomption, assistante.

2 Acte de vente, daté du [9 mars 1S44 — archives des l'rsu'.i.

3 II mourut intestat en [855, âgé de soixante et dix ans. < m v< it parle cadastre de [858 que le fief et. lit alors aux mains des héril Tarant .

4 Voir le plan.

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