CHAPITRE DIX-HUITIÈME
les religieuses de ses conseils, en véritable ami, dressa leur requête et les tira de ce mauvais pas. Tout se fit par lettre parce que la goutte le tenait cloué dans sa maison. Il mourut en 1737, âgé de soixante dix-neuf ans.
Il avait eu plusieurs enfants, entre autres, Ignace- Alexandre (x) qui vécut en France et en Espagne, Charles-François-Marie, sieur de Monceaux et Pierre sieur de Lamalotière, (2) mort en 1735 et inhumé à l'Hôpital-Général.
Une de ses filles, Claire-Marie, née en 1685, morte en 1705, épousa en 1700 le marquis de Crisacy, nommé en 1 703 gouverneur des Trois-Rivières. (3)
Charles-François-Marie, hérita d'une partie des fiefs de son père, Monceaux, Jacques-Cartier (4) et d'Auteuil,
1 Né en 16SS. Dans son testament fait en 1756 à Carthagène, par-devant Ferdinand Ximénès de Pineda, il s'intitule "chevalier, sei- " gneur d'Auteuil en Monceraine, fils-aîné et héritier pour moitié de '•François-Madeleine Ruette. " Il est mentionné, dans un acte du 22 février 1738, comme capitaine de haut bord au service de sa Majesté Catholique et demeurant ordinairement à Bayonne. Nol,e de M. Philéas Gagnon.
Les autres enfants furent, i° Philippe-Marie né en 1686 ; 20 Douis- Augustin, en 1687 ; 30, Madeleine-Catherine, née en 16S9, mariée en 1713 à François de Selle (ou Decelles), et, vers 1717 à Chs Pottier de Courcy, bisaïeul des écrivains distingués Pol, Alfred et Henri de Courcy ; 40 Chs-Frs-Marie, né en 1793 ; 50 Pierre en 1693 ; 6° Dse- Geneviève, en 1696 et mariée é:i 1725 à Pierre Dxniiu de May.
2 Ou Damolletière. — Acte de foi et hommage de 183 1. — Rapport de M. Brymner, 18S5, p. 67.
3 Rapport de M. Richard, pp. 204,-341 et 357. A sa mort son testament fut déclaré nul, parce qu'il était étranger et non naturalisé. Ses biens, donnés d'abord à l'abbé d'Averna, par le roi, le 30 septembre 1709, furent réclamés par le fermier du domaine d'Occident et à lui transférés par arrêt du Conseil d'Etat, 19 avril 1712. Ibid, p. 112.
4 Concédé à Mme de Monceanx en 1649. Arch. Can., 1884, p. 6.
augmentation du précédent faite en 1693 en faveur de François-Magdeleine. ( ' !
Il avait épousé Marie-Thérèse Catin, veuve de Simon Réaume, ce qui explique pourquoi on trouve, eu 1773, les nefs de Jacques-Cartier et d'Auteuil en la possession de Charles- Auguste Réaume : il les tenait en partie de .sa mère, veuve une deuxième fois, (2) et les vendit dès 1773 à George Allsopp et John Bonfield. '3' Monceaux fut acquis en 1749 par Charles, fils de Pierre d'Auteuil, sieur de Lamalotière. (4) Charles d'Auteuil épousa en 1750 Angélique Moreau, fille de Michel Moreau, de Sainte-Foy, et vint y demeurer. Neuf de ses enfants y ont été baptisés, dont le dernier, Louis, en 1766. (5) Trois ans après, le fief de Monceaux était transféré à Henri Bassel, par arrêt judiciaire contre les biens de Charles d'Auteuil. En 1781 un document authentique montre que le fief était passé aux mains d'Auguste Réaume. (6) C'est des héritiers de Réaume que l'acheta, en 1882, Antoine Panet 17) et il est encore la propriété de ses nombreux héritiers. (8)
1 Rapport de M. Bryrnner, Arcb. Car»., 1SS4, p. 6.
2 Charles-François-Marie mourut à Saint-Antoine de Chambly en 1755.
3 Rapport de M. Bryrnner, 1885, p. 57.
4 Acte de foi et hommage cité, Ibid. p. 67.
5 Tanguay, III, 252, le 12 avril. Louis épousa Marie-Josèphe I ludon ; son fils Joseph-Louis épousa à La Riv.-Ouelle en 1836 Marie-Justine Garon (Tanguay, /or. Cd.). Li famille existe encore.
6 Aveu et dénombrement de 17S1. Arch. du Parlement, Affaires des Jésuites.
7 Ibid.
\rte de foi et hommage île Chs Panet, fils d'Antoine en r vol. \ II. 282 — Rapport de M. I&yxnner, 1885, p.