CHAPITRE VINGT-SIXIÈME
plètement détruits. Les outils de menuiserie et autres, dont ils se servaient pour décorer leurs cabanes et faire leurs meubles, furent enlevés ou brûlés avec tous leurs approvisionnements.
Au retour, M. de Tracy fit pendre un des Iroquois restés prisonniers à Québec, qui par ses perfides conseils avait été la cause des déprédations commises par les Agniers, et qui en outre s'était vanté d'avoir de sa main cassé la tête de M. de Chazy. il)
Tous les autres furent frappés de terreur par l'attente d'un pareil sort, mais M. de Tracy voulant la paix les renvoya, pour la plupart, dans leurs cantons respectifs dire à leurs compatriotes d'avoir à se tenir tranquille, sinon qu'ils auraient encore de ses nouvelles.
Ainsi humiliés, affaiblis par la famine qui en fit périr quatre cents, les Agniers donnèrent des otages, reçurent les missionnaires et se résolurent à une paix plus durable, $8j dont on profita
1 Cet événement est placé avant l'expédition dans les mémoires de Perrot écrits plus tard. Mais la Vén. M. de l'Incarnation le place après, et son témoignage, daté de la même année, est préférable. Elle ne dit rien du meurtre de M. de Chazy, mais, le Journal, qui de son côté, ne parle pas de l'exécution, mentionne l'arrivée de Couture avec deux Agniers, " dont l'un est de la nation neutre, chef de la " brigade qui a tué M. de Chazy. " Ferland, II, 56, attribue par erreur au Journal le récit du fait en question.
pour donner un élan nouveau à l'industrie, au commerce et à l'agriculture. (J)
Nous allons, dans les chapitres suivants, voir où en était à cette époque la population française des lieux dont nous faisons l'histoire.
1 Lettres de M. de l'Incarnation, II, 327.