CHAPITRE VINGT-SEPTIÈME
arpents de front sur toute la profondeur. (0 Le vingtquatre février 1663, (2) Jean-Baptiste Morin de Belleroche obtenait aussi une terre dans la même localité, et deux, de soixante arpents chacune, furent concédées à Nicolas Gaudry dit Bourbonnière, la première le vingt-deux juillet et l'autre en novembre 1663. (3) Le dix-huit mars 1663, le P. Lalemant concédait à François Labbé deux arpents de terre de front à la côte Saint-Ignace, entre la route Saint-Michel et les habitations de Saint-François* Xavier, bornés à l'est à Charles Nolan, et à Guillaume David, du côté de l'ouest. Aucun de ces noms ne paraît dans les recensements de 1666, 1667. Dès le vingt-neuf avril de la même année 1663, François Labbé cédait sa terre à Jacques Fauquées, dont nous parlerons plus loin, " pour la somme de vingt et une livres dix sols, payable 11 en bons effets", en compensation du travail fait pendant un mois et quelques jours de possession, et prenait son vol vers d'autres cieux. (4) De même Guillaume David, qu'on voit aux Trois-Rivières en 1657, était à Sorel en 1670.
Nous remettons aux chapitres suivants de traiter des habitants de la côte Saint-Ignace et de la côte Saint- Michel, réservant celui-ci à une partie de nos vieilles connaissances de la côte Saint-François-Xavier. Un cha-
1 Nous n'avons pas retrouvé ces titres. Nous empruntons le renseignement au Rapport de J. Stewart sur les biens des Jésuites en 1842, cité par M. Jos Trudelle dans ses notes sur les églises et chapelles de Québec et des environs.
2 D'après Rageot, 2 août, 167 1.
3 D'après Rageot. Inventaire de Nicolas Gaudry, 3 septembre
4 Greffe d'Audouart, date citée. Le contrat primitif est de la main du P. J. Lalemant et annexé à l'acte du notaire.
pitre spécial est destiné à l'histoire des anciens seigneurs de Gaudarvîlle et de ses premiers colons.
Afin de ne pas fatiguer le lecteur, les recensements de 1666, 1667, qui donnent pêle-mêle et souvent défigurent les noms des habitants, sont renvoyés à l'appendice. (0 Nous nous bornons ici à y puiser les renseignements essentiels, et à les grouper avec ceux que le liber baptisatoirum (2) et les greffes des anciens notaires ont arraché à la dent meurtrière du temps. (3)
Il faudra en outre retrancher certains noms qui, bien que donnés parmi ceux des habitants de Sainte- Foy, appartiennent indubitablement à d'autres localités.
Ainsi Sébastien Langelier, époux de Marie de Beauregard, (4) placé par le recensement à la côte Saint- François-Xavier, était en réalité un habitant du fief Saint-Michel, où il avait acquis, le premier mai 1662, (5) la terre concédée, le quatre décembre 1651, par Charles Le Gardeur à Jacques Goulet, sur la limite de la
1 Pièce XX. D'après M. Benjamin Suite, Hist. des Can.- Français, vol. IV p. 52, ss.
2 Pour la même raison, nous renvoyons à l'appendice une liste complète des enfants français baptisés à Sillery de 1645 à 1670. Pièce
3 Tenipus edax reriuii, a dit un ancien, — le temps mangeur des choses !
4 Contrat de mariage, 8 oct. 1665, Duquet.
5 Audouart. Cette terre passa par bien des mains avant d'échoir à Langelier : Goulet, établi à la côte de Beaupré, céda à Simon Legendre, 26 déc. 1655, par l'intremise de Nicolas Gaudry ; Simon Legendre vend à Jacques Xoury, 2 février 1657 ; Xoury à Pi< LeVasseur, 4 mars 1657. Audouart, dates citées. P. LeVass remet à Noury, 1 nov-, 165S. c Vtx-fïe de Peuvret, Et Xoury enfin cède à Langelier, i mai 1662. Audouart.