‹ Notre-Dame de Sainte-FoyChapitre 234 sur 295 · CHAPITRE VINGT-NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-NEUVIÈME

de la mission, aidé du P. Louis Nicolas et du frère Jean Feu ville» C1) L'année suivante on y trouve le P. André Richard avec le P. Druillètes. Il y avait plusieurs hommes de travail ; en 1666, Gabriel Le Mire, Jean de Lalande, Lonis Palardy, Pierre Portret, Louis Salin et Pierre Lefay, meunier; en 1667, sauf Palardy, tous les autres sont remplacés par Claude Haumart, Pierre Potterel, René Rousseau, Robert Seuart, René Boisseau et Pierre Meusnier. (2) Cent arpents de terre étaient en culture et il y avait vingt-six bestiaux»

Mathieu Amyot, dit Villeneuve, nommé ensuite, (3) avait eu sa concession, trois arpents de front sur vingt de profondeur, le trois janvier 1661. Où ? rien ne rindique, mais nous soupçonnons que, selon la remarque faite plus haut (4) au sujet d'une concession pareille accordée le treize octobre 1660 à Etienne de Nevers, elle devait être dans la partie d'abord réservée aux sauvages, entre la Pointe-à-Pizeau et la pointe Saint-Joseph. Mathieu Amyot avait en 1667 neuf bestiaux et vingt-sept arpents de terre en valeur. On voit que, le vingt -neuf septembre 1669, Jean Gourdon dit Laviolette lui vend la moitié par indivis d'une terre de six arpents de large, sur

1 Le recensement imprimé donne Feuille, preuve qu'il n'y a guère à se fier à la façon dont le document a été lu.

2 Nous disons remplacés, mais nous soupçonnons fort que Pierre Portret ou Pieire Potterel étaient proches parents, de même que Pierre Lefay, meunier, et'Pierre Meusnier. L'âge pourrait être une difficulté, si Louis Palardy, qui avait vingt-deux ans en 1666, n'en avait pas eu trente en 1667. En présence de tant d'exactitude on est libre de croire tout ce qu'on veut.

3 Nous ne parlons pas de Pierre Chappau qui était sur le fief S. -Michel.

4 Supra, p. 406 et note 3.

trente de profondeur, dans la seigneurie de Maure, entre le sieur de Maure et Jean Maheu, " au vendeur appar- " tenant et à Michel Gorrond dit Petitbois. "(0 Cela explique pourquoi Mathieu Amyot était en 1681 dans la seigneurie de Maure. Sa femme était Marie Miville. Aucun de ses nombreux enfants n'a été biptisS à Sillery et n'y est resté. Lui-même mourut à Québec en 1688.

A la côte Saint-Ignace, force nous sera de suivre plus souvent les données du recensement, parce que les actes des notaires relatifs à cette région sont trop peu nombreux pour nous permettre de corriger les erreurs commises. Cependant le cadastre de 1685 pourra parfois y aider.

Le premier qu'on rencontre est Antoine Brassard, maçon, âgé de cinquante-huit ans, époux de Françoise Méry. A Québec encore en 1666, il avait, l'année suivante, sur une terre au second rang de Sillery à peu près vis-à-vis de la bourgade, vingt-sept arpents en valeur et trois bestiaux. Il n'y était plus en 1681. Cependant une terre reste sous le nom de Brassard jusqu'au commencement du XVII siècle. (2)

Louis Fontaine, gendre d'Antoine Brassard, n'a pas laissé plus de trace que lui. Il avait en 1667 six arpents de terre en valeur et deux têtes de bétail. Parti avant 1681, il semble avoir conservé la propriété de sa terre, puisqu'on la trouve encore sous son nom au commencement du siècle suivant.

Jacques Sevestre, âgé de cinquante-deux ans était célibataire, phénomène assez rare à cette époque. Il avait cinq têtes de bétail et trente arpents de terre en

i Rageot, date citée.

2 Voir le cadastre.

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