CHAPITRE VINGT-NEUVIÈME
valeur. Encore ici en 1681, il mourut à Québec en 1685.
JÉRÔME Bilxaudeau, époux de Jeanne Ripoche, (0 avait quatre arpents de terre en valeur. Son dernier enfant fut baptisé ici en janvier 1668. On ne l'y retrouve pas en 1681.
Jacques Fauques époux de Bonne Guerrier, (2) était matelot. Il avait cinq arpents en valeur sur la terre qu'il avait acquise de François Labbé le dix-huit mars 1663. Lui aussi était parti en 1681.
René Duverger, n'avait pas encore de terre en valeur. Il avait vingt-cinq ans, et sa femme, Marie-Madeleine Masse, en avait douze ! (3) Comme ceux qui précèdent, il n'a pas fait souche à Sainte-Foy.
NoEL JerÉmye, sieur de la Montagne, époux de Jeanne, fille de Nicolas Pelletier, à Québec en 1666, avait, l'année suivante, deux bestiaux et huit arpents de terre en valeur à la côte Saint-Ignace. Son premier enfant fut baptisé à Sillery le onze mars 1660. On ne l'y retrouve plus en 1681. Cependant, en 1706, son fils François y épouse Marie-Agnès, fille de Sébastien Ginguereau, et deux de leurs enfants, Marie-Françoise et Dominique, y sont baptisés en 1709 et inhumés aussitôt après. Ils étaient nés après la mort de leur père.
Barthélémy Gaudin, tonnelier, était dans les environs de Sillery — sur le fief Saint-Michel, comme on a dit — (4) de bonne heure, puisqu'un de ses enfants, Jean,
1 C'est ainsi qu'écrit M. Amador Martin en 1702.
2 Contrat de mariage, 12 nov., 1665. Duquet.
3 Ce n'était pas rare alors. Louise Marsolet se maria à onze ans ! et ce n'est pas la seule.
4 Suprà, p. 400.
encore avec lui en 1667, y fut baptisé par le P. Lyonne dès 1650.
Il vendit, le vingt-neuf juin 1667, 0) " à Noël Pinguet demeurant an lieu dit de Saint-Jean," ses propriétés dans la banlieue, " une concession de deux arpents et " dix perches en nature de pré avec une maison consis- " tant en cave, chambre manable, (2) etc ; et un arpent " et soixante perches (3) aussi en pré, joignant, d'nn " côté, les héritiers de Marie Ganchet (4) et, de l'autre, u les sieurs Chartier et Villeneuve, par devant, les Ursnu lines, et par derrière, François Prévost. " C'est probablement dans le même temps qu'il acquit une terre à la côte Saint-Ignace où on le trouve en 1669. Un arpentage de Jean Guyon en 1674 montre que cette concession était an bout de celle de Jean Routier, (5) et l'on voit par un acte de Pierre Duquet, du vingt décembre 1669, ^6) Que d'nn côté était la terre de Claude Charron, époux de Claude Camus, marchand de Québec, qui ne semble pas avoir jamais résidé ici, et de l'autre celle de Pierre Plu-
1 Rageot, date citée.
2 Vieux mot venant peut-être de matière, rester, habiter, par extension .
3 Provenant du sieur Gourdeau de Beaulieu, par contrat devant Peuvret en 1659. — L'autre partie était une concession de M. de Lauson, du 17 août 1655.
4 Veuve de Jean Dupont (suprà, 248, notes.) Par ces héritiers de la veuve Dupont, ne faut-il pas entendre Nicolas Dupont, sieur de Neuville, avocat au parlement et qui avait une terre à cet endroit 3 Il y a plus : il nous paraît probable que Nicolas Dupont était non seulement héritier, mais fils de Marie Gauchet. Tanguay n'indique pas cette filiation, comme bien d'autres dont il aurait trouvé la trace dans les greffes des anciens notaires, s'il avait eu la patience de dépouiller.
5 Cité plus haut, p. 407.
6 Voir su/trà, p. 402, note 1