CHAPITRE VINGT-NEUVIÈME
Aucun de ces enfants ne fut baptisé à Sillery et luimême mourut et fut inhumé à Québec en 1685,
Son frère, Pierre Pinguet, sieur de la Glardière, époux d'Anne Le Chevalier, avait une terre à Sainte- Foy des avant 1663. il) Il l'occupa en personne longtemps. Une de ses filles, Angélique, fut baptisée à Sillery en 1672, (2) et lui-même mourut dans la paroisse le vingt et un juillet 1704, (3) à Page d'environ soixante et quatorze ans. En 1667 il y avait dix arpents de terre en culture. Son fermier était Jean Garnier, âgé de vingt-quatre ans et originaire des Saint-André, évêché de Chartres, qui épousa en 1668 Madeleine Le Guay. Leur premier enfant, Marie-Madeleine, fut baptisé à Sillery en 1670. (4) Jean Garnier alla plus tard s'établir à la Pointe-aux-Trembles et y mourut en 1713.
Uu autre Garnier, François, dit Pellerin, époux ^^
de Jacqueline Freslon et originaire de Saint-Cosme-le- Vert, province du Maine, bien que non mentionné d^ns le recensement, était certainement à cette époque à Sillery où tous ses enfants furent baptisés, de i65 2 à 1670(5) Comme son homonyme, Jean Garnier, il finit par aller se fixer à la Pointe-aux-Trembles où il mourut en 171 7. De Garnier on a fait Grenier, nom fort répandu aujourd'hui.
1 Audouart, 8 juillet, 1663. Gervais Buisson cède à Romain Duval une terre entre Jean Boteleux et Pierre Pinguet.
2 Par le P. Ls Nicolas, le 19 mars.
3 Rég. de Ste-Foy .
4 Par le P. Ls Nicolas, le 14 janvier. Le liber bapt. écrit Jean Grenier et Madeleine Lequier.
5 Isaac-Joseph, 28 nov. 1663, par le P. Bailloquet ; Jeanne, 22 mars 1664, par le P. Bailloquet ; Marie, I4avril 1666, parle P. Nouvel; Françoise, 18 oct. 1668, par le P. Richard; Jacqueline, 5 oct. 1670, par le P. Guillaume Matthieu.
Jkan Gauvain, âgé de vingt-quatre ans et originaire de la Croixchapeau, évêché de La Rochelle, était fermier de Nicolas Dupont, qui lui avait donné, le vingt-huit mars 1667, un bail pour deux ans. (1) Il y avait en cette terre dix arpents en valeur. Gauvain s'était marié à Québec, en 1665, avec Anne Magnan, de Saint-Germain d'Auxerre. Deux de ses enfants furent baptisés à Sillery. Marie-Anne en 1671, et Jean-François en 1673. Vers la fin du XVII siècle, il alla s'établir à Lorette, où il mourut en 1706, laissant une nombreuse postérité.
Jean-Baptiste Morin de Belleroche, ou Rochebelle, fils de Noël Morin et âgé seulement de vingt-trois ans, avait en 1667, sur ^a terre voisine de celle du sieur Dupont, (2)deux têtes de bétail et huit arpents en culture. Il la donna à ferme, en 1670, à Julien Bruslé (3) et la vendit l'année suivante à Noël Pinguet.
La famille Morin était originaire de Saint-Etiennele-Comte, en Brie. Jean-Baptiste était frère de Germain Morin, le premier prêtre canadien. Il épousa en 1667 Catherine de Belleau, fille de François, sieur de Cantigny, de Saint-Aignan en Picardie. Des deux filles nées de ce mariage, l'une mourut peu de jours après sa naissance, l'autre, Marie-Anne, épousa Jacques Pinguet, (4) sieur de Vaucour. Jean-Baptiste Morin devint membre du Conseil Souverain et mourut en 1694.
1 Greffe de Rageot.
2 Ibid, acte du 2 sept. 1670.
3 Ibid. et 2 août 1671.
4 Tanguav dit que Jacques Pinguet épousa le 8 janv. [691 Aune Morin, veuve de Gilles Rageot. Or il fait mourir Gilles Rageot en 1692 et lui donne pour épouse Marie-Madeleine Morin.