CHAPITRE VINGT-NEUVIÈME
trouver pour arborer bravement celui de Sédilot (0 qui est le vrai nom de la famille.
Charles Danays ou Dannets, époux de Marie Deshayes, âgé de trente-sept ans, avait en 1667 un domestique, Michel Hébert, et dix arpents de terre en valeur. Quoique le recensement de 1681 n'en parle pas, la famille Dannets a eu des représentants à Ste-Foy jusque dans la seconde moitié du XVIII siècle. Ses propriétés (2) étaient voisines, à l'est, de la terre donnée à la fabrique par les Pinguet. Le P. Chaumonot parle dans son autobiographie d'une femme nommée la Dasnë qui fut guérie miraculeusement par Notre-Dame de Foy. C'était la femme de Charles Dannets, alors seul de son nom ici. On prononçait la première syllabe longue, ce qui sonnait un peu étrange.
Pierre Cochereau, âgé de ving-cinq ans, de Saint- Aubin de Tourouve, avait dix arpents de terre en valeur, en 1667. On en perd ensuite la trace. Sa femme s'appelait Marie Vauclin.
Laurent Herman, âgé de vingt-six ans, époux de Marie-Anne Agathe, avait douze arpents de terre en culture. Il n'a pas non plus laissé de postérité. Le recensement de 1681 le place parmi les habitants de Maure. Il avait vendu sa terre à Pierre Duval en 1668. (3)
Jean levasseur, dit Lavigne, originaire de Rouen, huissier, qu'on a vu au fief Saint-Michel, de 1655 à
1 On prononçait Sêdilotte et 011 le retrouve sous cette forme clans nos vieux registres.
2 Aujourd'hui terres de M. Eugène, fils de Jos. Berthiaume, de M. Antoine Drolet et de M. George Berthiaume.
3 Duquet, 23 juin et 29 juillet, 1668.
1660, (0 y vendit, le 30 octobre 1660, sa terre à Vincent Poirier sienr de Bellepoire, et en obtint une autre à la côte Saint-Michel, où il avait en 1667 douze arpents de terre en culture. Le recensement de 1681 ne le mentionne pas parmi les habitants de Sainte-Foy. Cependant la carte de 1709 nous offre encore une terre portant le nom de Levasseur. Il mourut à Québec en 1686, et sa femme, Marguerite Richard, fut inhumée à Lorette en 1708.
François Genaple, dit Bellefond, âgé de vingtcinq ans, en 1667, avait dix arpents de terre en valeur. Deux de ses enfants ont été baptisés à Sillery : Jean- François, le trente et un mars 1669, et Mathias, le vingttrois février 1671. Il fut habitant, menuisier, geôlier, notaire. Il était retourné à Québec en 168 1. Sa femme s'appelait Marie-Anne de la Porte, originaire de Paris comme lui.
Michel Le Gardeur dit Sans-Soucy, serrurier, originaire de Chanceau, évêché de Langres, à Sainte- Foy en 1666 et 1667, n'y avait pas encore fait de défrichement. En 1681, c'était un cultivateur aisé possédant deux fusils, deux chevaux, quatre bêtes à cornes et trente arpents de cultures. Sa femme s'appelait Marie Gambier. On ne voit pas qu'aucun de leurs enfants ait été baptisé à Sillery.
La famille n'était plus ici en 1685, — du moins son nom n'est pas au cadastre.
Louis Samson, (p. 356), au contraire, a fondé ici une famille qu'on retrouve encore à la fin du XYIII siècle. Il était originaire de Saint-Quentin, évêché
1 Suprà p. 400, et note I ibid. Nous \ avons omis la date de la concession de M. d'Àilleboust à Jean Le Vasseur. le aooet. 1655. Audouart Vente à Vincent Poirier, 3000t. 1660. Andouart.