‹ Notre-Dame de Sainte-FoyChapitre 245 sur 295 · CHAPITRE VINGT-NUIVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-NUIVIÈME

François Galop dit Montauban et Jacques Le Meilleur, 0) et, parmi les engages volontaires, Denis Ansse, Pierre Le Tendre dit La Liberté, Etienne Léveillé et Pierre Coquin, tapissiers, et François Avril, boutonnier.

Il y avait en 1667, à la côte Saint-Michel, y compris les quelques habitants de Saint-Jean et de Saint-François, cent quatre vingt-sept âmes, cent vingt-neuf bestiaux et huit cent trente-deux arpents en culture.

Le chemin Sainte- Foy, ouvert sur une partie des concessions dont nous venons de parler, n'avait pas encore été continué jusqu'à Québec. Ce n'est que le vingt juin 1667 que le Conseil Souverain rendit l'ordonnance qui en déterminait le tracé, depuis la ville jusqu'à la côte Saint-Michel.

Maintenant que les lieux nous sont connus, il nous sera plus facile de comprendre les termes de l'arrêt.

Il fut rendu à " la requeste de Nicolas Gaudry, " Jean Jobin, Pierre Maufay, Pierre Duval, Louis Sédilot, " Noël Morin, Noël Pinguet, et autres habitants de la mi côte Sainte-Geneviève et routte Saint-Michel. " Le tracé suivait la rue Sainte-Anne entre l'enclos des Jésuites et celui des Ursulines, puis un chemin de charroi qui descendait à quinze perches environ du coin de l'enclos des dits pères. Il passait ensuite dans la cour de la maison de feu Abraham Martin, longeait le coteau à gauche, traversait droit les terres du sieur de Repentigny et celles des Hospitalières près d'une fontaine qui s'y trouvait, et se continuait, par devant la maison de Jean Bourdon et derrière celle de la veuve Gloria, jusqu'au delà du ruisseau Saint-François. Là il tombait

i Outre Sébaitien Ginguereau, que nous avons trouvé, en 1667, à la côte S. F. -Xavier.

dans un chemin récemment ouvert par Nicolas et Jacques Gaudry, et devait être poursuivi jusqu'à deux arpents au delà dTun petit ruisseau qui coulait sur la terre de défunt Antoine Duhamel dit Marette, où il joignait la route Saint-Michel.

Tous les habitants, sur les terres desquels le chemin était établi, devaient y travailler incessamment, le faire de dix-huit pieds de large, ôter les souches, combler les ornières et abattre les buttes. (T) Le macadam ne devait venir que plus tard !

Pour avoir une idée complète de ce quêtait Sainte- Foy en 1667, ^ nous reste à étudier la partie de la paroisse comprise dans Gaudarville.

Ce sera l'objet du chapitre suivant, Mais " à tout seigneur tout honneur, " dit le proverbe : avant de parler des premiers colons, nous donnerons, sur les anciens propriétaires de la seigneurie, des renseignements dont beaucoup sont inédits et offriront au lecteur, nous l'espérons^ plus d'intérêt que la sèche monenclature qu'on vient de lui imposer.

1 L'arrêt sera donné en entier à l'appendice, pièce X XII.

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