X (-XI) 52Ï
Jean du Clément, (0 époux, eu premières noces, «d'Anne Destourmel, en secondes noces, d'Anne Gasnier. Gédéon du Clément, frère de Jean,
6 6 François du Vuault, Claire - Françoise du
(2) seigneur de Plainville, Clément, née du second Broyé et Columelle, quali- mariage, épouse de Denisfié, en 1666, " chevalier, Joseph d'Auteuil* " seigneur, châtelain de la " Basme, seigneur de Mon- " ceaux, Gapennes et Monu tière, maréchal des camps <c et armées du roi. "
Charles du Vuault, Frs-Magdeleine-Fortuné
seigneur de Sauveterre, (3) d'Auteuil, etc. etc.
1 Dans une donation du 22 fev. 1593, ^ est qtialifiiê " Jean de <l Vuault, chevalier, Seigneur de Monceaux, gentilhomme ordinaire " de la chambre du roi et capitaine d'une compagnie de cent chevàu- " légers entretenus par le roi."
2 Dans une transaction, 18 octobre, 1680, entre Ciaire-Frse Clément, veuve de Denis-Joseph Ruette d'Auteuil, et Anne Gendron, veuve de messire Frs du Clément du Vaui/t, chevalier, seigneur de Plainville, ce dernier est désigné comme frère consanguin de la dite dame d'Auteuil.
3 Résumé d'un très beau document aux archives de la rue Sainte- Anne. Nous n'avons donné que ce qui va à notre dessein de démontrer qu'Anne Gasnier était la seconde femme de Jean du Clément. La généalogie se poursuit plus loin.
Numéros du cadastre dans les arrière-fiefs de
Ste- Urzule et de Monceaux.
IVopriet aires actuels.
Le fief Sainte-Ursule a six arpents de largeur, puisque les trois numéros du cadastre, 118, 119 et 120, au nord du chemin Sainte-Foy, mesurent respectivement deux arpents et huit perches ; deux arpents, dix perches et neuf pieds ; et un arpent, neuf perches et dix pieds de front, qui donnent ensemble six arpents et un pied.
Le no 118, (0 lieu natal et propriété de Sir Narcisse Belleau, premier lieutenant gouverneur de la province de Québec, appartient à son neveu M. Jules Belleau.
Le no 119, (2) ancienne propriété de René-Gabriel Belleau, est maintenant à M. le coroner Belleau.
Le no 120, (3) appartient aux héritiers Richard.
Au sud du chemin :
Le no 127, (4) à dame veuve Jacques Bélanger.
Le no 128, (5) à M. le coroner Belleau.
Les nos 131, 132, (6) à M. Crawford.
Il s'y trouve en outre plusieurs autres propiétés minuscules comme le cimetière des Juifs, le cimetière de la paroisse de Sillery, sur le chemin Gomin, etc.
1 S6 arp. 51 pchs. en superficie.
2 36 arp. 63 pchs.
3 35 arp. 49 pchs.
4 27 arp. 78 pchs.
5 37 arp. 87 pchs. 54 pda
6 26 arp. 54 pchs ; 6643 pds. carrés.
xii 5^3
Le fief de Monceaux est beaucoup plus étendu. Le bas de la falaise est morcelé en plusieurs petites propriétés. Une grande partie, avec les grèves, appartient à la succession de l'hon. DobelL
Sur la côte, les nos 2, 3, et 5,(0 dans la paroisse de Sillery, appartiennent, les deux premiers aux héritiers Graddan, et l'autre à la famille Nolan alliée aux honorables Ths McGreevy et Joseph Cauchon. Il s'y est formé, en un site enchanteur, un petit village d'ouvriers nommé Nolan'sville.
No 320, ancienne propriété Quinn, appartient aujourd'hui à M. Antoine Vézina. (2)
No 310, à M. Thos Corrigan. (3)
No 312, à M. Antoine Vézina. (4)
Nos 314 et 315, ancienne propriété de M. Paradis, et 316, 317, à M. Joseph Gingras. (5)
No 318, à M. Copeman. (6)
No 319, à M. Egan. (7)
No 149, ancienne propriété d'Olivier de Villers, aujourd'hui à M. Chs. Falardeau. (8)
Nos 150, 151 et 155, à M. Jos. Gingras, (9)
1 Mesurant respectivement 48 arp., 93 pclis., 46 arp. 18 pchs., 48 arp. 64 pchs.
2 38 arp. et 47 pchs.
3 11 arp. et 67 pchs .
4 10 arp . et 90 pchs .
5 4 arp. 63 pchs. ; 3 arp. 74 pchs- ; 8 arp. 60 pchs. e^4 arp.
6 1 arp. et 5 pchs.
7 83 arpents.
8 21 arp. 72 pchs.
9 3 arp. 20 pchs. ; 3 arp. 41 pchs. ; 7 arp. 24 pchs,
No 152, à daine veuve Paul Poitras. (0 No 153, à M. Thomas Page. (2) No 154, à M. John McLish. (3> No 156, à M. Ignace Deniers. (40
Coppie de P Opposition contre la prise de possession à la Ptc de Pizeau pour la p esche de V anguille. — / 650.
Très humble Requeste à Monsieur le Gouverneur. —
Ayant appris qu'on aurait prétendu faiie une prise de possession à la pointe de pizeau pour la pesche de Languille en suitte d'une concession accordée par les Messieurs de la Compagnie de la nouvelle-france en faneur des gouverneurs du dict pays avec deffense à qui que ce soit de pescher à la dite pointe de pizeau, ce lieu ayant esté de temps immémorial occupé par les sauuages qui y faisoient le principal de leur pesche dont ils tirent leur nourriture une grande partie de l'année, Et, les dits sauuages lorsqu'ils commencèrent à se faire chrestiens n'ayant voulu accepter aucun autre endroit pour le cultiver quoyque plus avantageux pour les grains auec
1 7 arp. 56 pchs.
2 8 arp. 27 pchs.
3 7 arp. 56 pchs.
| yi arp. 20 pchs.
xiii 5'25
cette veue seule que Lance de Sillery leur estoit plus avantageuse pour la pesche de Languille, ce qui auroit ensuitte obligé à faire en ce lieu leur église et maisons qui y sont pour les y fixer davantage, Il vous plaira, Monsieur, de considérer que la ditte pesche ne leur peut estre osté qu'ils ne se voyent dans l'extrême nécessité et dans l'impuissance de pouuoir subsister au dit lieu de Sillery, où il n'y a que la ditte pointe de pizeau avantageuse pour cette pesche a cause des roches pui y sont, le reste de Lance de Sillery qui seroit aux sauvages n'offrant quasi que sable ou Languille de ce pays ne sayme point. Pour ces raisons et autres les dits sauuages chrestiens estans exclus à l'auenir pour tousiours de la ditte pesche de Languille a la pointe de pizeau contre le droit qu?ils y ont de temps immémorial et dont ils ont joui jusques a présent toutes les années précédentes, Je soubsigné Jean de qtien de la Compagnie de Jésus supérieur de la Résidence et église des Sauuages de Sillery et ensuitte leur tenant lieu comme de tuteur et leur procureur me suis senti obligé de m'opposer en leur nom a la ditte prise de possession ayant subjet de juger que la concession en auroit esté faite par surprise comme estant trop préjudiciable ati droit des sauuages du dit Sillery et a la justice que Messieurs de la Compagnie de la nouvelle france ont tousiours désiré leur estre rendue, veu particulièrement que cette pesche leur est plus nécessaire maintenant que jamais a cause des grands dangers qu'il y a d'aller au loing chercher leur vie à raison des hostilitez des Iroquois et d'ailleurs y ayant quantité d'autres places en divers endroits du fleuve St-Laurent très commode pour la pesche de Languille que les gouverneurs du pays peuuent se reserver Et lesquelles on
leur peut assigner sans faire tort à personne. Et partant il vous plaira Monsieur d'aggreer la requeste que je vous présente qui seruira d'opposition autant que de besoin est a la prise de possession qu'on prétend auoir en la ditte pointe de pizeau en suitte de la concession a nous accordée et aux gouuerneurs du pays, cette présente année mil six cent cinquante.
Fait à Québec le premier jour d'octobre, de la susditte anne mil six cent cinquante.
Jean de quen.
Veu par nous Louis d'Ailleboust Gouverneur et Lieutenant-General pour le Roy de toute l'estendue du grand fleuve St-Laurens en la nouvelle france, Rivières et Lacs y descendans et lieux qui en dépendent ayans pouvoir de rendre # la justice a tous les habitans de ce pays La Requeste cy-dessus auec l'opposition faite au nom des Sauuages de Sillery a la prise de possession qu'il nous a esté mandée de faire par Messieurs Les Directeurs et Associés de la Compagnie de la nouvellefrance, de la pointe ditte de pizeau en l'estendue de trois arpens pour y faire a nostre profit et des Sieurs nos successeurs au gouuernement de ce pays telle pesche que nous jugerons auec defïense a toute autre d'y pescher sans nostre consentement et nos successeurs — dit a esté par nous — que les lieux qui couurent de marée réglée, estant du droit du Roy, appartenant en ce pays aux dits Sieurs de la compagnie par le don qu'il a plu au feu Roy de leur en faire et partant qu'ils ne peuvent estre occupez
par aucuns, (0 a raison des concessions
obtenues de terres voisines simplement s'il ne leur estait
i Blanc dans la pièce.
xiv 527
spécialement donné par les dits Sieurs et partant que la ditte prise de possession doibt tenir nonobstant l'acte d'opposition, a laquelle toutefois ne voulant préjudicier ains souhaittant de tout nostre pouvoir fauoriser les sauuages et pour ne pas aussy négliger le bien qu'il a plu aux Sieurs de la Compagnie nous faire et ne pas auec trop de facilité relascher de nos successeurs nous auons icelle opposition renvoyée aux dits Sieurs de la Compagnie pour estre jugée par eux, protestant cependant nous deuoir servir de leur don jusques a ce qu'il leur ayt pieu de reuoquer.
Fait ou fort St Louys de Québec ce premier d'Octobre mil six cent cinquante et délivré par moy Grenier soubsigné le troisième jour du dit mois et an.
Boujonier.
Requête du P. Ragueueau
Touchant la pesche de Languille à la pointe à Puiseaux dont M. le Gouverneur a prétendu prendre possession cette année 1650, contre le droit que les Algonquins y ont de temps immémorial et dont ils ont tousiours iouy paisiblement iusqu'a la présente année
Pour voir plus clair en cette affaire, il servira d'avoir devant les yeux la délineation des lieux dont est question.
On saura donc que de temps immémorial les sauvages ont eu une entière liberté de faire leur pesche d'anguille en toute cette coste, depuis la Pointe de Puiseaux iusqu'à Sillery et que le veue et l'espérance de cette pesche a esté l'unique ou du moins la principale raison, pour laquelle ces pauvres sauvages ont choisy les terres de Sillery pour y establir une résidence et s'y habituer à demeure ; car ils tirent leur nourriture de cette pesche, non-seulement tout le temps qu'elle dure, mais mesme pour tout leur hyver, qu'ils vivent d'anguille bouccanée, et sechée sur le feu. De plus on saura que depuis la Pointe
POINTE DE PUISSEAUX