‹ Notre-Dame de Sainte-FoyChapitre 71 sur 295 · CHAPITRE HUITIÈME, 1639-1640 III · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME, 1639-1640 III

quelques petites filles sauvages, élèves des Ursulines, qui chantèrent fort gentiment un motet, pendant l'élévation du Saint-Sacrement, et un cantique en leur langue sur la naissance du fils de Dieu, avant la messe. Tous les assistants en reprenaient ensuite les couplets avec un remarquable accord : ces bonnes gens étaient ravis. Madame de la Peltrie fut particulièrement touchée de la piété qu'elle remarqua dans la maison de Négabamat, ou elle se retirait, et des généreux sentinents de son hôte : elle voulut lui faire des présents, mais ce bon chrétien demanda qu'elle les offrît plutôt à quelques sauvages qui partaient pour les Trois-Rivières afin de les disposer favorablement à l'égard de la religion.

Pendant la durée de l'épidémie, le P. Le Jeune, à son grand regret, avait dû refuser l'entrée de la bourgade à quatre familles, jusqu'à la cessation du fléau ; il avait même conseillé à celles qui y étaient réunies, de se disperser pour un temps. Mais il gardait l'espoir que son troupeau, après cette épreuve, se réunirait plus nombreux qu'auparavant. (1)

1 Rel. 1639, p. 25 et 27.

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