SECOND JOUR
M. Ferd. Gagnon, président de la Convention, ouvrit la séance à dix heures et demie A. M. On passa à la discussion du programme suivant :
i° La presse canadienne.
2° Ecoles françaises.
3° Naturalisation et rapatriement.
4° Bien-être matériel.
5° Sociétés de secours mutuels.
6° Questions d’honneur national.
7° Union des Sociétés de secours mutuel.
La question de la presse canadienne fut traitée la première.
M. Houde parla éloquemment. Il fit voir le bien que produit la bonne presse dans tous les pays, et il exhorta vivement tous les délégués à déployer le plus grand zèle pour la propagation de X Etendard National et le Protecteur Canadien. MM. A. Paré et E. N. Lacroix, traitèrent le même sujet. La séance se termina vers i heure P. M., après que le président eut nommé MM. Chs. Moussette, Jos. LeBœuf, Fréd. Houde, A. F. Bouleau et L. Boudreau, pour élaborer une série de résolutions sur les questions du programme, et autres sujets qui pourraient être proposés par les délégués ; ce comité devant faire rapport le soir même.
Ajournement jusqu’à deux heures et demie P. M.
Le vice-président, M. Alex. Bengley, de Chicago, ouvrit la séance vers 3 heures P. M.
On passa immédiatement à la discussion des questions du programme.
Le sujet des écoles françaises fut éloquemment traité par MM. Batchelor, LeBœuf et Lacroix.
Vint ensuite la question si importante de la naturalisation et du rapatriement.
Messieurs Ferd. Gagnon, E. N. Lacroix et Chs. Moussette se prononcèrent fortement en faveur de la naturalisation pour ceux qui ne devaient point retourner en Canada, et en faveur du rapatriement pour les autres.
Les moyens d’acquérir le bien-être matériel furent donnés par MM. A. Moussette, Chs. Moussette et Jos. LeBœuf. Ils n’en oublièrent qu’un seul, celui des assurances sur la vie, que je me propose de traiter bientôt.
Messieurs Batchelor, Dr. Jacques et N. Lacroix, invoquèrent l’établissement de sociétés de Secours mutuels ; après quoi, la Convention s’ajourna jusqu’à sept heures et demie P. M.