‹ Notre-Dame des Victoires de Québec [microforme]Chapitre 10 sur 24 · PARLE OA NA PRE À RIM 2 DEEE PL MENT ARRET · texte numérisé non relu

PARLE OA NA PRE À RIM 2 DEEE PL MENT ARRET

A0 a ranere T0

de Wolfe n’avaient rien épargné. M. Panet nous raconte dans son journal du siège que le feu prit à la fois dans trois endroits. Il y eut 167 maisons de brûlées, à part l’église qui fut complètement ruinée par le feu. Les murs seuls restèrent de ce temple vénéré et aimé.

Grande fut la désolation des citoyens qui se trouvèrént bientôt privés de leur cathédrale devenue aussi la proie de l’élément dévastateur ” (loc. cit., p. 27).

Après la conclusion de la paix, qui porte

plutôt pour nous le nom de “* cession du Canada ”, l’indomptable et touchant courage de nos pères s’employa à réparer les désastres et à relever les ruines des édifices publics et des habitations privées. Notre-Dame des Victoires ne fut pas abandonnée. Une quête fut faite pour elle à la ville et à la cam-

pagne, et ceux que la guerre avait ruinés trouvèrent encore à donner pour conserver

la chère église des jours plus heureux, qui garda son nom, malgré les tristesses de la défaite. La défaite n’effaçait pas le souvenir ni la reconnaissance des victoires du passé ; elle laissait l'espérance de celles à venir, que Notre Dame pouvait encore don-

ner.

En 1765, l’église était refaite et rendue au culte ; on continuait à y célébrer la fête de Notre-Dame des Victoires et celle de sainte Geneviève.

Trente-cinq ans plus tard, la population de la basse-ville avait augmenté au point qu’il fallait faire deux classes de catéchisme. Dans le livre de prônes dela paroisse de Notre- Dame de Québec, la paroisse de la cathédrale, on trouve, à la date du 12 octobre 1800, la note qui suit :

“ Comme il se trouve au petit catéchisme de la basse-ville plus d'enfants que les bancs

n'en peuvent contenir commodément, il a ét’ réglé qu’à commencer aujourd’hui, il s’y ferait tous les dimanches, deux catéchismes, à l’heure ordinaire, savoir : dans l’église pour les garçons, et dans la salle des Sœurs de la Congrégation pour toutes les filles.”

Bien que réparée sommairement en 1765, l’église de Notre-Dame des Victoires était cependant restée très pauvre à l’intérieur.

En 1817, on compléta cet intérieur par des réparations dévenues nécessaires, et on dut alors y interrompre la célébration de la sainte messe du 13 avril au 15 juin, pour céder la place aux ouvriers.

En 1828, la petite église de la basse-ville fut mise à la disposition de la population irlandaise catholique pour les offices du dimanche. A cette époque, on y faisait même la procession du Saint-Sacrement, à la Fête-

tion 1 dième rête-

EE - Dieu. Pendant assez longtemps aussi on y fit le catéchisme préparatoire à la première communion, pour les enfants du quartier.

Cet usage cessa en 1836, alors que les enfants de la basse-ville eurent leur catéchisme de première communion avec ceux de la haute-ville, à la cathédrale.

M. le Dr N.-E. Dionne observe que l’église de Notre-Dame des Victoires fut préservée à cinq reprises différentes des incendies qui dévastèrent la basse-ville, “ Le grand incendie du 30 avril 1839, écrit-il, menaça sérieusement son existence. Il détruisit des propriétés pour un montant de 80,000 piastres et fit craindre pour tout le quartier de l’escalier.”

Nouvelles préservations merveilleuses en septembre 1840 et le 15 août 1854. A cette dernière occasion, une note de remerciements fut publiée dans les journaux de Québec. Elle se lisait comme suit :

Page 1