‹ Notre-Dame des Victoires de Québec [microforme]Chapitre 9 sur 24 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

VIE ET ÉPREUVES DE NoOTRE-DAME pes VICTOIRES

LL 1711, Notre-Dame des Victoires,

vénérée de toute la population, entre dans ce que nous pourrions appeler sa vie ordinaire de grâces et de bienfaits. Le P, Charlevoix, qui la visita en 1720, écrit en parlant de l’église succursale de la basse-ville : “ Sa structure est très simple, une propreté modeste en fait tout l’ornement. Quelques sœurs de la Congrégation sont logées entre

cette église et le port; elles ne sont que quatre ou cimq, et tiennent une école ” !!,

“ Les Sœurs de la Congrégation, note Mgr À. Gosselin, s’établirent à la basse-ville en 1691 ; elles y étaient encore en 1800 et jusqu’en 1844. Un des vicaires de la cure allait faire le catéchisme à la chapelle de la basseville, dès les commencements.”

Pendant le demi-siècle qui s’écoula de 1711 à 1759, l’église de Notre-Dame des Victoires dut bien souvent recevoir les supplications et aussi les remerciements, inspirés par la suite pressée des événements heureux ou mal heureux qui remplissent cette période d notre histoire. Nous n’avons-pas à raconte ici les faits si pleins d'intérêts qui m quent ces années. Qu'il suffise de rappele

11. “ Cette école, note M. Dionne, di être à l’en droit occupé aujourd’hui par les magasins de MM. Gar

neau & fils, et de M. Shehyn, à l’encoignure de Is rue 4 Sœurs et de la rue Saint-Pierre.” (Loc. cit., p. 27.)

les noms des gouverneurs de cette péfiode : le premier Vaudreuil, de Beauhar- À nos, de la Galissonnière, de la Jonquière, Duquesne et le second Vaudreuil. Pendant cette même période les évêques de Quéhec furent Mgr de Saint-Vallier, Mgr de Mornay, Mgr Dosquet, Mgr de Lauberivière et Mgr de Pontbriand. Ces noms seuls évoquent les souvenirs de tous les grands événements auxquels fut mêlé, comme témoin et confdent, le pieux sanctuaire de Notre-Dame des Victoires.

En 1759, lors du siège, du bombardersent et de la prise de Québec, l’église de ls basseville souffrit sa large part du malheur commun. M. Richer écrit dans son journal :

“9 août, église-de la basse-ville brûlée avec 150 maisons. II ne reste plus qu’une maison.”

“ La basse-ville, écrit M. Dionne, fut convertie en un véritable brasier. Les bombes

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