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DIVERSES LETTRES IMPORTANTES AU POINT DE VUE HISTORIQUE

LETTRE DE M. ETIENNE PLOU A M. Laurent AMODRU, Curé de N.-D= des Vertus

Etienne P L O U ^Paris , le ib Mars iSj^.

Rue Ventadour, (i

Monsieur le Curé, Jai été très heureux de votre souvenir

Sans les épreuves qui m'ont été imposées, par suite d'indignes inimitiés contre vous, Monsieur le Curé, je serais heureux de vous donner souvent des marques de ma respectueuse sympathie.

Il m"a été permis de vous apprécier, dans des circonstances trop exceptionnelles, pour que les moindres faits ne restent pas g-ravés dans ma pensée. J'ai connu vos sentiments comme prêtre, votre courage et votre cœur, et je considérerai toujours comme un devoir de leur rendre l'hommage qu'ils méritent à tous égards.

Lorsque Dieu ne permettra plus ù vos ennemis, qui se sont cru obligés de devenir les miens, de pouvoir me nuire, et lorsque ceux qui me devaient protection ne leur laisseront plus l'impunité, je vous demanderai. Monsieur le Curé, de

me permettre d'entretenir avec vous des relations qui me seraient précieuses, surtout dans le sens spirituel.

Monsieur Cassan, qui vous aimait beaucoup, a été foudroyé, mercredi dernier, en accomplissant sa mission, comme membre de la conférence de St-Vincent-de-Paul ; c'est une mort au champ d'honneur.

Agréez, Monsieur le (2uré, l'assurance de mes sentiments respectueux et affectueux. •

Signé : PLOU.

Après avoir lu cette lettre, on se demande ce qu'avait fait l'abbé Amodru pour mériter ces inimitiés, et on se demande aussi ce qu'avait fait M. Plou pour mériter de les partager. Le Message, qui apparaît quinze ans après cette lettre, et sept ans après la mort de M. Plv)u et de M. l'abbé Lagarde, éciaircira suffisamment ces deux questions.

On a blâmé M. Plou d'avoir eu des relations avec M.

Beslay Mais l'honorable sous-gouverneur de la Banque

de France, M. Plœuc, ne s"est-il pas servi de M. Beslay pour sauver la fortune publique ? Qui donc oserait lui en faire un crime ?

Lettre de M. l'abbé LISISCKI, du clergé de St-Eustache. à M. l'abbé Laurent A modru, sous-directeur général de l Archiconfrérie de JS .-D. des Victoires.

Paris, le 19 décembre 1871,

Monsieur le Vicaire,

Accablé de chagrin, je m'adresse à vous, Monsieur le vicaire, pour en trouver la consolation.

Le Colonel (i ) me dit toujours des choses excellentes par rapport à la brochure (2). Et cependant je ne la vois pas paraître.

D'autre part, la conduite de M. 0. vis-à-vis de M. l'abbé Guillon, me fait supposer que l'affaire tourne mal.

Vous avez dû voir M. Lagarde un de ces jours. Vous devez en savoir quelque chose. Je vous prie donc, pour l'amour de Dieu, dites-moi toute la vérité, afin que je sache à quoi m'en tenir, surtout si mon séjour à Paris est encore possible; car je vous assure que pour moi l'honneur est plus précieux que quoi que ce soit.

(1) Le rolonel polonnis Niliiiann X.. qui voulait la délivrance du cierge et relie dr M'" Darhoy.

l-ii l,f Mps.mi/r. |i.ir M. 0.

Aussi vous priai-je encore une fois (sic), dites-moi toute la vérité, quelle qu'elle soit, si vous en savez quelque chose; ne me cachez rien. La certitude est toujours préférable.

Agréez, Monsieur l'abbé, l'assurance de mon profond respect avec lequel je suis,

Votre très humble serviteur, Victor LISISCKI.

P. S. — J'attends avec impatience la réponse.

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