CHAPITRE IV
Fils du soleil et de la vigne.
Ils formaient entre eux, ces quatre ou cinq « déracinés » (pour parler le langage cher à M. Maurice Barrés), une sorte de petite colonie, « un cénacle », puisqu'ils étaient tous artistes, perdu dans le gouffre de la grande ville, mangeuse d'iiommes.
Dans cette lutte quotidienne pour la vie, ils se sentaient moins seuls d'être réunis, et, fraternellement, ils allaient — par des chemins différents! -- au même but : la Fortune, qui était, pour eux, essentiellement, la conséquence de la Ciloire.
Ils se trouvaient ensemble, presque tous les jours, heureux de vivre dans l'insouciance du