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CINQUIÈME PARTIE

faire subir ses nouvelles habitudes de manille et d'apéritif.

Mais Gabriel s'y refusait, préférant rester dans le calme de la maison.

— Comme tu voudras, disait Perdigal, et chaque soir il sortait de huit à dix.

Lui restait avec Mourrette et la vieille maman, à causer, sous la lampe.

Le gosse dormait dans sa chaise haute, la tète ébourifTce sur la table.

La vieille maman ne tardait pas aussi à somnoler, du reste un peu sourde.

Alors c'étaient avec Mourrette des intimités délicieuses.

Ces soirées étaient toutes pareilles, mais leur monotonie était douce à cette âme qui venait de subir d'affolantes tourmentes.

Il y avait parfois, entre eux, de longs silences, mais ils sentaient pourtant communier leurs âmes, comme si elles avaient continué leur causerie.

Une fois, dans un de ces recueillements propices, Mourrette lui prit la main avec une pression muette.

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(îabiicl tressaillit.

Puis il retira sa main comme s'il eût été brillé.

^lais, insistante, la main le chercha a nouveau. Alors il abandonna la sienne, et un grand trouble monta en lui.

— Gomme vous avez dû souffrir, m'amour! fit la voix pénétrante et douce de Mourrette.

Lui ne disait rien, les mots ne venant pas pour répondre.

— Pour avoir été si mauvais, il faut que vous ayez beaucoup souffert, redit-elle.

— Oui, j'ai souffert, jeta-t-il lentement; j'ai bien souffert !

— Pauvre ! fit Moui roUe.

— Mais Ton n'a l'ait que rouvrir une prcinii ro blessure.

Et Mourrctte comprit.

Puis bas elle dit alors :

— Pardonne !

— Oh! j'ai pardonné il y a longtemps à la première amante.

— J'ai été méchante, dit la jeune femme désolée devant tant de douleur.

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