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CINQUIÈME PARTIE

Et son cœur s'étonnait.

— Toutes les femmes sont méchantes, reprit la voix grave de son ancien amant.

]Mais leurs mains se donnaient des étreintes et leurs doigts s'entrelaçaient.

— Tu peux être heureux encore, fit Mourrette.

Mais lui secouait la tête avec doute.

— Mais si, insista -t-elle.

Et la pression de ses doigts fut plus pressante. Gabriel comprit et devint pâle.

— Oh ! non, non, ma Mourrette, non, ma jolie, je ne veux pas, je t'ai bien aimée, tu sais, mais non, plus maintenant.

C'est fini.

Tu es heureuse, n'est-ce pas, tu es une honnête petite femme, reste là. Et lui, si généreux, si confiant, si bon, je ne veux pas, non, non, je ne veux pas lui voler son bonheur.

— Mais tu souffres, toi !

Il eut alors un pâle sourire plein de tristesse :

— Bah ! il y a si longtemps !

— Pauvre chou ! On a eu de bons souvenirs ensemble, s'pas, m'amour?

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— Oui.

— Te rappelles- tu nos premières caresses, lii-l)as, dans la grande chambre où il y avait des bons dieux et des saintes '?

C'était bon nos baisers !

Et elle ajoutait toujours :

— S'pas, m'amour?

— Tais-ioi, tais-toi, je t en prie, tais-toi, c'est mort tout cela.

Mais, grave à son tour, Mourrette lui dit :

— Ecoute, m'amour, te désole pas, faut plus se faire du chagrin pour des histoires...

C'est des folies, tout cela I Ça vous crève le cœur, t'as raison après tout; j'ai eu de la chance, j'ai un homme, mon homme à moi, je le ii:ardc. Puis y a le petU loupiot aussi...

Mais n'empêche, m'amour, si tu as trop de peine, viens ici, j'aurai encore pour toi des caresses.

Va, pleure pas, pauv' vii'ii\, je lai iail piemt r aussi, console tes mirettes, faut que je répare tout ça, tiens !

Alors elle lui prit gentiment la tète sur son sein, il pleura longtemps.

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