DEUXIÈME PARTIE
Vous n'irez plus au bois, Les lauriers sont coupés.
A Gabriel qui lui dit cette ressouvenance enfantine, Maud répond :
— Non, non, darling, le printemps reste dans mon cœur, et les chansons parfois sont menteuses, l'automne n'a point emporté les lauriers d'amour, du reste les fillettes du bourg n'achèvent-elles pas ainsi la ronde :
Mais le voici, le voici, le voilà
Celui que j'aime.
Que mon cœur aime ; Mais le voici, le voici, le voilà Celui que mon cœur aimera.
Et Maud chante, mutine, à Gabriel qui sourit. Elle a des caresses frôleuses.
— Laisse les roses, les feuilles éparses, ditelle, les baisers fleurissent-ils pas sur nos lèvres, éternellement?
Mais Verlaine, doux et tendre, est resté dans son àmc, il lui soufilc, à mi-voix, comme une excuse ou un regret :
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Les sanglots longs Des violons
De l'Automne, Blessent mon cœur D'une langueur
Monotone.
— Fi! le méchanl qui a des tristesses, lorsque sa petite Maud aimée est là, tendre, accueillante et bonne...
— Pardonne...
— Oui, mais dites alors des vers jolis puisque vous avez Tàme aux poésies.
Assis aux pieds de sa maîtresse, la tête sur son p^enou, les yeux à demi fermés, tandis qu'elle, de ses doigts, frôle sa joue... il se recueille un instant, puis il dit les vers du poule :
Chez Miss Katy, la houri rose, La poupée aux tempes d'émail, Nous irons, prfitres sans camail, Assouvir nos haines de prose.
Palpant 1 honninc dr i illis En d'onctueuses mains papales, En des cornets de cristal pâle Nous humcix)ns l'encens des lys.