CHAPITRE VII
Les vents d'automne.
Le soir tombait, un soir équivoque d'automne.
Et l'exquise mélopée de Verlaine chantait en Gabriel, jusqu'au fond de sa rêverie, d'une même langueur maladive qixi se dégageait, si douce, de l'àme enfantine du (.< cliétif trouvère de Paris » pour venir troiibler de ses énervcments raffinés, l'àme propice de Tartiste.
On a des inquiétudes pareilles aux soirs d'une fin de saison, dans l'agonie, que l'on croit éternelle, de la nature dépouillée.
Hier encore, tout était ricint et snperbe de vie, les oiseaux, les fleurs et les choses. Et maintenant les oiseaux §Pnt partis, les papillons, couleur de ciel ou de sonfre, n'ayant pu
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les suivre de leurs ailes trop frêles, les vents les ont emportés; et les fleurs, ne pouvant leur survivre, sont mortes dans leurs corolles repliées.
Les choses seules restent dans leur attitude familière, mais comme des comparses inutiles, estompées dans le fond gris des seconds plans, très flous.
Eux, dans les joies de leur amour, n'avaient pas cru à la mort du printemps.
Les feuilles jaunies se sont desséchées et les premiers vents d'automne les ont prises. Elles achèvent de mourir dans les allées, un soleil sans vigueur les tache de rouille.
Les corbeilles sont dévastées et la Viosne, dans son cours lent, emporte les dernières roses, on croirait voir passer l'ûmc dolente d'Ophélie.
Sur le pont d'amour les marquises et les bergères ont tourbillonné follement, si follement qu elles ont disparu là-bas, bien loin, dans le rêve.
Des rondes [Kt>scul, a\ec tics dépouilles et des voix chaulent dans la l)rise :