DEUXIÈME PARTIE q
Comme dans les contes de fées Qui nous bercèrent autrefois, Vers le soir il me vient parfois Des parfums d'amour, par bouffées.
Les vents m'apportent, à mi-voix, Des cantilènes étouffées.
Comme dans les contes de fées Qui nous bercèrent autrefois.
L'aspect automnal du sous-bois Se pare d'étranges trophées :
Sylvains rieurs, faunes narquois, Au milieu d'amours à carquois Tout comme en un conte de fées,
Ils vécurent encore de beaux jours dans l'agonie paisible des champs.
Mais comme la bise sifflait plus fort dans les arbres et que le ciel s'emmitouflait de brumes, ils firent un dernier pèlerinage, dans le parc, aux reposoirs d'amour.
Ils dirent adieu à toutes les beautés mourantes et quelques jours après, ils rentrèrent à Paris.