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CHAPITRE VI

Côte d'azur.

Ce fut uii voyage de noces, ainsi que l'avait déclaré Maud, mais ce fut aussi une véritable débauche d'amour, dans la luxuriance de ce Paradis des Voluptés.

Cannes, Nice, Monte-Carlo, Menton, Vinlimiglia ou Bordighéra, ils s'aimèrent partout, leurs désirs ravivés et leur chair plus mordue, sous la caresse chaude et enveloppante du soleil — DièUet*Roi!

Piiis ils songèrent à faire leur nid, et pour qu'il soit durable, dclhs leurs amdtirs satisfaites, ils achetèrent, sur le flanc du mont Boron, tout j^rèè de Villefranche, uiie villa toute blanche avec des briquettes roses, et qui semblait plus près du ciel.

Tout là-haut ils étaient recueillis et paisibles et paraissaient commander le bonheur à toute « la Riviera » qui se déroulait de chaque côté, avec des splendeurs orientales et des richesses inouïes de coloris.

Devant eux ils voyaient, aux jours clairs, un profd, très vague, de la Corse.

Puis à gauche, du côté de Beaulieu et de Saint-Jean, dans les massifs d'oliviers à tètes rondes, les figuiers, les citronniers, les orangers, des villas qui semblaient minuscules, agrippées, comme des chèvres, sur la pente des collines, ou rangées géométriquement le long d'avenues, parmi les palmiers à longues palmes.

Plus loin, Eze, sur ua rocher isolé, qui se dressait à pic, flanquée de vieilles maisons, en grappes, avec son église toute tlanche, dont la flèche élancée trouait l'azur impeccable du ciel.

Ensuite toute la côte, admirable et unique, jusqu'à San-Remo et Bordighéra, par-dessus la Tète du Chien dominant Monaco, et qui cache Menton.

• A droite, ils avaient Nice et la baie des

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