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QUATRIÈME PARTIE

cise, fantôme mutilé qui ne sut pas cueillir les baisers égrenés sur des lèvres trop chastes et qui mourut d'amour insatisfait.

Ces soirs-là, Pierre Oustalet s'enfiévrait, et il apportait dans ses causeries, comme dans toutes choses, la violence de son geste et de son verbe.

Lui, qui avait été vaincu, prêchait le triomphe de la gloire, par la force. Il devenait lyrique.

— Soyons forts, disait-il, les Werther, les Chatterton ne surent pas aimer, ils furent faibles, et les faibles chevaucheront toujours des chimères, mais lorsque la fatalité brisera leurs ailes, ils seront entraînés à la dérive de leur désillusion.

Luttons, nous autres, contre l'impétuosité des courants et avecFaust vidons la coupe ensorcelée qui donnera l'éternelle jeunesse et l'éternel amour.

Il faut que Charlotte connaisse l'amour de Marguerite, qu'elle vibre sous les étreintes de l'amant, au lieu de partager la couche nuptiale refroidie par les tendresses indifïérentes du mari exécré. -

Il prenait Gabriel à témoin.

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— N'est-ce pas, ce seront de divines amantes, nous les amènerons ton les à leur perte, les tenaillant de volupté, et nous disparaîtrons ensemble, sll le faut, dans l'abîme, pour nous retrouver endormis dans le sein accueillant des nuits de W alpurgis.

C'est une danmation superbe que la damnation de la chair!

Malheur à l'ingratitude de ceux qui dans la vie méconnaissent le printemps, symbole d'amour!

C'est de l'amour que nous naquîmes, dans un spasme, il nous faut vivre pour lui et pai» lui.

Avec de grands gestes qui semblaient faire surgir des ombres, il continuait, éloquent, dans la nuil, très douce :

— l']coutcz dans l'ombre cette germinal ion qui monte, ce travail qui s'accomplit.

Tout cela aime. Tout cela vit et grouille...

Eh bien! puisque le8 chênes séculaires et les oliviers paciliques enfoncent, tour à tour, leurs racines, comme des phallus erotiques, dans les lianes nourriciers de la terre, aiin (1 y puiser de nouvelles vigueurs ; puisque

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