‹ Notre jeunesseChapitre 111 sur 135 · ACTE QUATRIEME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIEME

parhasard, dans une conversation entrecoupée do grands silences... it d'imperceptibles clins d'œil, à des pincements de lèvres!.. Ce serait comique si, pour la première, fois, le soupçon ctait entré dans l'âme timide et mal préparée de Lucien... Et tout de mËme, expliquez cela... En le regardant, malgré ma parfaite innocence, j'éprouvais un léger sentiment de gène, et je me disais qu'il n'y a que les femmes vraiment coupables qui soient en sécurité près de leur mari.

Je n'ai pas besoin de vous demander si vous avez revu Monsieur de Clénord depuis ses exploits?

HËLË^E

Non, je n'ai pas bougé d'ici.

Je viens d'avoir de ses nouvelles.

HËLËNE

Quand?

A l'instant.

HÉLÈNE

VousTavezvu?

LAURE

J'ai vu Madame de Bernac... On peut tout vous dire?

HÉLÈNE

N'ayez pas peur...

LAURE

Eh ,bien ! Monsieur de Clénord s'étant complètement décavé cotte nuit au baccara, ce qui devait nécessairement arriver un jour ou Faulre, s'est aperçu ce matin que les duels le couvriraient de gloire, mais ne lui rendraif^t pas son argent. Et malgré les félicitations et les poignées de mains, ilétait, paraît-il, fort maussade. Tout à coup, sur la plage et ^u milieu de ses admirateurs, il vit s'avancer la belle Brésilienne dont ces messieurs vous ont déjà parlé...

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