‹ Notre jeunesseChapitre 117 sur 135 · ACTE (lUATniÈME · texte numérisé non relu

ACTE (lUATniÈME

Vous êtes toujours décidé à partir aujourd'hui, Monsieur Briant?

UONSIEDB BBIANT

Toujours. Je viens d'envoyer une dépôclie annonçant mou arrivée. (S'assejant sur le canapé.) Et alors, cher Monsieur Chartier, vous êtes navré de ce qui se passe, je le sais.

Je regrette inlininient d'eu avoir été le témoin et même indirectement la cause, voilà tout. Je n'ai pas à m'occuper du reste.

MONSIEUR BHIANT

Vous jugez ma conduite, j'en suis sûr, avec la dernière sévéritéî

CHARTIER, poliment.

Je ne me le permettrais pas...

MONSICUR BBIANT

Et parce que je refuse l'entrée de mon

foyer à une jeune personne se disant la fille naturelle de mon fils, vous me tenez pour un barbare, un être imbu des plus sots préjugés et indigne de vivre à une époque aussi raffinée que la nôtre?

CUARTIER, même ton.

Ne croyez pas cela.

, MONSIEUR BRIANT

Et vous trouvez admirable au contraire, la conduite de ma belle-fille?

Je l'avoue.

MONSIEUR BRIANT

Vous êtes d'ailleurs fort logique, il faut en convenir, car tout ce qui tend à ruiner notre ancienne conception de la famille, vous apparaît comme le comble de la civilisation. Hier, à table, entre autres anecdotes, ne racontiezvoiis pas, et avec quelle émotion sincère, l'histoire de ce monsieur, un de vos amis.qui, étant malade, avait vu arriver à son chevet,

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