‹ Notre jeunesseChapitre 128 sur 135 · ACTE QUATRIEME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIEME

Avez-vous quelques amies, quelques camarades à Espeuille?

Très peu... L'institutrice... je compléterai mon édocalion avec elle... elle en a besoin, mon éducation... £t si jamais je suis assez savante, alors, je me ferai institutrice comme elie...

LtClEN

Allons donc! Ce n'est pas un métier... je m'y oppose absolument... D'ailleurs, vous m'écrirez... vous m'écrirez souvent!... Et je trouverai bien moyen d'aller vous voir...

oui... (Un temps et &prés l'avoir longuement re|;ardée.)

Ah ! si ma vie était moins compliquée... moins trouble... comme tout cela s'arrangerait autrement! (Avec peine.) Allez, allez, Lucienne, quittons-nous... et icfçardez-moi bien en face, afin de ne pas trop m'oubiier...

LUCIENNE, souriant.

Vous oublier?... Mais je vous ai reconnu

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dès que je vous ai vu... l'autre jour... quand vous ôles entré.

LUCIEN, étonné.

Vous m'avez reconnu?

LUCIENNE

Oui, ma mère avait une petite photographie de vous.

LUCIEN

Tiens! je ne me rappelle pas.

LUCIENNE

De vous à vingt ans.

LUCIEN

Elle l'avait gardée?

LUCIENNE

Je crois bien!...

LUCIEN

Elle est à Espeuille, cette photographie?

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