ACTE PHEJllER
DAVENAY
Madame, Monsieur...
LIVERDO», Difnie jeu, à Anne.
Chère Madame...
Vous n'amenez pas monsieur de ClJnord?
Si! si! mais nous l'avons dépassé... Il venait à pied... C'est im homme qui fait de riiygiène, vous' savez, Clénord.
Il a joliment raison. Aussi a-t-il l'air beaucoup plus jeune el heaucoup plus gaillard que vous tous...
LIVERDON
C'est mCme sa spécialité d'Otro jeune...
LAURE^ à Hélène.
Que VOUS disais'je?
LIVERDON
Et que disiez-vous, chère Madame?
LAURE, riant.
Que vous étiez des faiseurs de polins, voilà... et des débineurs...
DAVENAY
Si on ne peut plus débiner Clénord, maintenant I...
ALINE, riant.
Je ne déleste pas qutjn débine Monsieur de Clénord, moi!
DAVENAY
Vous, vous l'aimez, c'est autre chose.
ALINE
Ah! ah!
f ACTE PIIEMIER
SERQUT
Eli! Dites donc, Davenay!
Monsieur de ClJnord est un homme 1res aimable et très galant. Et puis, c'est le seul d'entre vous qui me fasse la coup... et qui me raconte des histoires.
Savez-vous ce qu'il a fait cette nuit au
Cusino?
LAUBB
Encore des potins! ,
Et qu'a-t-il fait?... Je ne suis pas au couvant...
Il a pris une banque à neuf heures et demie ■ du soir et il a taillé sans s'arrôlcr jusqu'îi
(rois heures du matin... C'est le record de Tannée... et pendant ce laps de temps, il a perdu juste dix mille louis...
CHARTIER
Deux cent mille francs I
LAURE, navrée.
Oh!
LIVERDON
Qu'il avait touchés le matin même chez le notaire de Trouville, et qui représenlaient le prix intégral de la vente du château de Clénord.
DAVENAY
Ça, c'est une blague, il n'y a pas de château de Clénord.
HÉLÈNE
Il me semble que j'en connais un en Franche-Comté... à quelques lieues de chez nous.