‹ Notre jeunesseChapitre 5 sur 135 · ACTE PHEMIER · texte numérisé non relu

ACTE PHEMIER

il faut absolumeat que nous soyons rcnti'é; Besançon lundi prochain.

Pourquoi faire ?

Tti es étonnant!... Mais j'ai mille besognes dont tu ne le doutes pas, une surveillance continuelle à exercer... IS'i mon père, ni moi, n'avons pu prendre un jour de repos depuis peut-être six ans. Penses-tu qu'une maison comme la nôtre aille loute seule?...

Ce n'est pas une absence de- quelques semaines, que diable!,.. J'ai connu des iudustiiels, je connais Serquy... C'cslun industriel sérieux, je supposo, celui-là?... Et cela ne l'empôclie pas de rester un mois par an à Tr.juvillc, de voyager, de s'amuser... de vivre, . !

LUCJES

Tu me cites un auiuleur, en lout cùs un

8 NOÏUE JEUNESSE

monsieur qui a hérité de capitaux énormes et qui n'est pas obligé de travailler lui-môme... 11 est donc ici, Serquy?

CHARTIER

Tu vas dîner ce soir avec lui...

LUCIEN

Ah! je serais curieux de le voir..,! C'est magnifique d'avoir celte puissance et celte fortune. Je n'ai jamais pu approcher ces gens-là sans émotion.

CriARTIER

Ah! ça, ne dirait-on pas que tu es un pauvre hère sans feu ni lieu...? Tu as une industrie en pleine prospérité, Serquy luimôme me l'a dit quand je lui ai parlé de toi; et il est au courant des choses, je l'assure... Tu es un des grands métallurgistes de l'Est, on voit de tes produits partout... Tu habiles un château, tu occupes des centaines d'ouvriers, et ma parole ! à te regarder et à t'entendre, on te croirait à la recherche d'une

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