ACTE TROISIEME
peu occupé de vous depuis trois ou quatre Jours... Il faut donc sortir de cette siluatioa avec franchise et netteté... à moins...
BÈLÈME
A moins, ma chère, que par un prodige déplorable, vous ne soyez déjà iimoureuse folle, auquel cas il ne me resterait plus qu'il me retirer en bon ordre et à vous faire loulcs mes excuses dem'ôtre mêlée une fois de plus, comme dirait mon frère, de ce qui ne me regardait pas... (Sur ud sUence d'IIélèue.j Vous en Beriez Ik ?
HÉLÈNE
Je n'en sais rien... Je n'en sais rien--- Je suis dans le trouble et dans l'angoisse-.. Et pourtant, non, non, je n'en suis pas là encore.-. Mais demain !... Ah! ma chère, ma chère amie, je vous jure que c'est une heure douloureuse pour moi ! Je sens que je perds peu à peula possession de moi-môme. .. Toutes les raisons que je me donnais jusqu'à présent
de me résigner à la vie que je mène, tout est en désordre et en fuite!... Si je ne reçois pas quelque secours, quelque cordial puissant, à quoi suis-je exposée demain?... Partir? Mais la pensée de me retrouver là-bas toute seule, dans la plus morne, la plus monotone, la plus inutile existence, me glace et m'épouvante!
Et si je reste, qui sait si ce n'est pas la chule forcée, prochaine, inévitable et la chule peutêtre sans amour, sans passion, sans beauté !... Et j'aurais des excuses, allez ! de fortes excuses ! Un mari sans joie et sans énergie, qui n'a jamais une minute le courage de rire et d'être un homme !... qui n'a pas su me donner — et c'était si facile — l'illusion que je l'aimais !... Je ne suis même pas la maîtresse dans ma propre maison. C'est l'asservissement à un homme âgé et despotique. Et par une dernière fatalité je n'ai pas d'enfant!... Oh ! cela, c'eût été la préservation... Oui... oui... un enfant devant moi, j'aurais été inattaquable... Et je ne m'étais mariée que pour cela... Le mariage pour moi, c'élait ça, la création de l'enfant!... En aurais-je jamais, maintenant?... Non... c'est fini... Tenez, il y a des