‹ Notre jeunesseChapitre 91 sur 135 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

A vpire insu sans doule... et le plus innocenmienl du monde, cela est certain. Mais nous sommes à Tiouville, ma chère, c'est-àdire en un lieu où se fabriquent pendant les quinze jours de la saison plus de potins que dans tout ie reste de la Fi-ance... El en outre, ce ne sont pas les duels du Monsieur de Clénord qui sont faits pour atténuer cetleimprcssion...

HÉLÈNE, atupéraite.

Les duels de Monsieur de Clénord!.,, Quels duelB?...

LAUBE, la regardant.

Vous ne savez rien ?

BËLËNE troublée.

Non rien, je vous le jure..

Clénord...

A eu ce matin, non pas un duel, mais deux, l'un après l'autre, à l'épée et au pistolet. Mon frère m'a dit qu'il fallait remonter jusqu'au

second Empire pour trouver une histoire aussi glorieuse.

Et avec qui?... qui a été blessé?...

LAURE

Avec MM. Davenay et Liverdon qui sont décidément inséparables... Monsieur de Clénord a été victorieux comme d'habitude.

C'est son vingtième duel. Il n'a jamais tué personne, mais cela viendra, espérons-le. Ce qui est grave là-dedans, c'est que votre nom a été prononcé. Monsieur de Clénord se serait battu dit-on en votre honneur...

HÉLÈNE

En mon honneur !... Mais à quel propos?

à quel propos ?

LAURE

Des allusions... des mots malveillants ou malsonîiants... Monsieur de Clénord est un homme très en vue et qui met en vue tout de suite, de la façon la plus fâcheuse, la femme dont il s'occupe. Or, soyons juste, il s'est un

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