HÉLÈNE, LUCIENNE
HÉLÈNE, nn peu embarrassée d'abord et hésLtanle.
Madame de Roine vient en effet de me parler de vous comme duno personne tout à fait sympathique et digne d'inléiôt.
LUCIENNE
Oh ! elle s'est monlrée avec moi d'une bonté admirable, et si délicate !...
HÉLÈNE
Vous la connaissez depuis longtemps?...
LUCIENNE
Mais non, Madame. Madame de Roine ne vous a donc pas expliqué?...
HÉLÈNE
Si!... si!.,, je n'y pensais plua.
ACIE TROISIÈME 20r.
LUCIENNE
Elle vous a bien dil exactement ma sifualion, n'est-ce pas, Madame?
HÉLÈNE
Oui... oui... Vous avez perdu vos parents?
LUCIEiNKE
J'ai perdu ma mère, il y a trois ans.
HÉLÈNE
Et depuis ce temps-là?
Je vivais chez une cousine qui habitait à côté de nous. Mais elle-même a des enfants et je commençais à lui devenir une charge trop lourde. C'est alors que je lui ai annoncé mon intention de quitter le pays et d'essayer tant bien que mal de gagner ma vie,
HÉLÈNE
El l'idée de quitter les affections que vous avez là-bas, l'idée d'aller vivre avec une élran-
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gère ne vous effraye pas un peu?... Voyons, soyez franche.
LUCIENNE
Je serai très franche, oui, Madame. Tout à rheure, en songeant à cette présentation, j'étais navrée, si navrée que je me suis mise à sangloter toute seule et que j'élais très décidée à refuser sous un prétexte quelconque...
et k m'en aller à Taventure... où? je n'en sais rien, c'est laque la difficulté aurait commencé...
HÉLÈNE, souriant.
Et maintenant?...
LUCIENNE
Et maintenant, Madame, que je vous ai vue, je m'aperçois que j'étais folle avec mes imaginations, et je serais désolée, au contraire, si pour une raison ou pour une autre vous ne vouliez pas de moi.
Je VOUS plais»., alors?