‹ Notre jeunesse...: comédie en quatre actesChapitre 11 sur 144 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

un vieil habitué Et eu voyant Fair propre et conforlable de rétablissement, le zèle des garçons, Tordre qui règue partout, je me dis souvent que si j'avais conservé ma forlune, je n'en aurais pas fait un aussi bon usage.

LUCIEN

Alors, de tout ça, il ne te reste aucune amerlunie?

CIIARTIER

Non! un peu de fatigue seulement. Pendant que ces événements s'accomplissaient de mon côté, il arrivait à ma sœur une aveuture qui, dans son genre, n'est pas sensiblement différente de la mienne. Tu sais qu'elle avait épousé un Monsieur de Roine, moitié boursier, moitié genlleman. Comme gentleman, il élait irréprochable, mais comme boursier c'était un sot. Il s'est ruiné d'abord personnellement. Ensuite, il s'est attaqué h la dot de sa femme; et au moment où, par une étrange coïncidence, il en avait perdu presque les trois quarts..

18 NOTRE JEUNLSSE

LUCIEN

Comme toi.

CHÀRTIER

Comme moi.

LUCIEN

A ce moment-là, dis-lu?

ClIARllER

A ce momeal-là, il est mort d'une maladie vague d'homme du monde, anémie, neuras- Ihénie, épuisement. Ma sœur se trouvait veuve à près de quarante ans, moi je me trouvais seul et sans aucun désir de rencontrer une seconde Pervenche. Nous mîmes en commun ce qui nous restait de nos deux fortunes et depuis dix ans nous habitons ensemble, l'hiver à Paris, dans deux appartements conligus; en été, dans cette villa que j'avais achetée jadis. Ma sœur est une de ces créatures de santé et de dévouement pour qui l'égoïsme des hommes semble avoir elé inventé. Quand je suis malade, elle me soigne, et elle, elle se

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