‹ Notre jeunesse...: comédie en quatre actesChapitre 133 sur 144 · LUCIEN, LUCIENNE · texte numérisé non relu

LUCIEN, LUCIENNE

LUCIEN, fait quelques pas vers elle, d'abord vivement, puis plus lentement, puis arrivant à elle :

Mademoiselle... je... je... (La regardant.) Venez, Mademoiselle. . . asseyez- vous là. . . venez. . . (il la

conduit sur une chaise, e^ prend une autre et s'assied à

côté d'elle.) Vous ne pouvez pas avoir Tidée que je suis voire ennemi, n'est-ce pas...? Que je cherche à vous faire du mal...? Vous n'avez

pas cette idée-là?... (U parle péniblement.) Alors,

causons... essayons de trouver... de voir...

J'avais chargé mon ami Chartiér de vous faire certaines propositions que je... que je crois raisonnables... oui... oui... raisonnables.

Pourquoi ne les avez-vous pas acceptées?Elles n^avaient rien d'humiliant pour vous... Pourquoi, alors...?

LUCIENNE, sans regarder son père.

Monsieur Chartiér a du vous répéter... ou

plutôt Madame (le Roine... Je lui ai expliqué... Je u'ai besoin Je rien, de rien...

LUCIEN

Jlais si... vous èlcs sans ressources, n'est-il pas vrai...? ou à peu près.

LUCIENNE

J'oi l'e-poir de travailler bientôt et de ga-

*;nor ma vie...

LUCIEN

l']ii allcMidant de pouvoir le faire, qui vous ('mi)rrlie de prendre ce que je vous offre...? Vous lie voulez pas me rc^pondre...? Est-ce ([uc volro inrre vous a élevée dans des senlinieiils de haine contre moi?

LUCIENNE

Oh! non... non... Elle ne m'a jamais parld do vous qu'avec émotion, les rares fois qu'elle m'en ait parlé. Car elle ne m'a rien caché de sa vie, et elle savait bien que la vérité ne ferait qu'accroître mon amour et mon respect pour

Page 1