ACTE TUOlSlÈAiE
ALINE
Sur vous.
LAURE
Merci. Mais je vous certifie que la personne dont vous parlez...
ALINE
Madame Briant... Disons le nom... C'est ajïaçant de ne pas dire le nom dans ces sortes d'iiisloires...
LAURE
Je vous certifie que Madame Briant, si c'est d'elle qu'il s'agit, est tout à fait une honnête femme.
SERQUY
C'est absolument mon opinion.
CUARTIER
Certes ! et la mienne aussi.
ALINE
J'irai plus loin, c'est la mienne également.
Je n'ai jamais cru aux bonnes fortunes de CléiiorJ.
SERQUY
De ce côté là, pourtant...
ALINE, à Laure.
C'est un homme qui compromet admirablemont, j'en conviens, et toutes les fois que dans noire monde on ne connaît pas d'amant h une femme, on dit : « Elle a élé la maîtresse de Clénord ». Il profite de la malveillance générale à noire égard. JNe trouvez-vous pas très horripilant, chère Madame, la façon dont ces Messieurs parlent entre eux des hommes h femmes? Ils ont beau les envier, ils les défendent toujours, par une espèce de solidarité perv(^rse; ils leur font une réclame continuelle. Et ils considèrent comme une injure au sexe tout entier la simple supposition qu'une femme puisse leur résister... Tenez, Serquy, mon cousin, que voici, est convaincu que j'ai été amoureuse de Clénord, et que je ne le débine que par dépit.
LAURE
Oh! Monsieur Serquy...