‹ Notre jeunesse...: comédie en quatre actesChapitre 99 sur 144 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

HÉLÈNE

Mon mari est-il au courant?

LAURE

Votre mari et votre beau-pbre sont au courant. Ça a été le commencement de ma gaffe, que je ne regrette pas. Votre beau-père a été admirable d'insouciance et de désinvolture.

HÉLÈNE

Ah! vraiment?...

LAURE

Votre mari a pris la chose un peu plus au sérieux, c'est une justice à lui rendre. On a décidé d'abord de faire une pension à la jeune fille et de la renvoyer, au plus bref, dans je ne sais quel trou de province...

HÉLÈNE

Tout cela sans moi... Nous verrons bien 1

LAURE

Lucienne a refusé avec beaucoup de dignité.

Elle veut gagner sa vie par son travail. Je vais la présenter tout à l'heure à Madame Salandra qui cherche une demoiselle de compagnie, et qui va partir bientôt pour le Brésil ou la Plata. Inutile de vous dire que tout le monde est ravi de celte combinaison : c'est un soulagement général.

HÉLÈNE

Je m'explique ce départ soudain... parfaitement. Ah ! ils ont arrangé cette affaire-là entre hommes! Eh bien! nous allons essayer de l'arranger (Serrant la main de Laure.) entre Femmes ! Je ne sais pas encore comment, mais ce sera mieux. D'abord, est-ce que je peux voir cette jeune fille?

Rien n'est plus simple. Elle va venir à l'inslaut... pour cette présent.ation... Attendez-la.

HÉf.ÈNE

Elle me connaît peut-être de vue?

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