‹ Notre langue et ses droits [microforme]Chapitre 14 sur 24 · Discours et allocutions, pp. 181 et suiv · texte numérisé non relu

Discours et allocutions, pp. 181 et suiv

a solution la plus juste, et en même temp la plus féconde, du grave problème qui nous préoccupe et qui nous divise ? Cette solution est préconisée par de nobles écrivains de langue anglaise! Et c’est celle que formulait, en face des restrictions opposées par plusieurs gouvernements provinciaux? à l’enseignement du français, le premier Congrès de la langue française au Canada, dans le vœu suivant: :

Attendu que l’enseignement bilingue, quand il est sagement crganisé et distribué avec dévouement, produit les plus heureux résultats ; que le français et l’anglais sont les deux langues officielles de notre pays ; que la connaissance de ces deux langues constitue une réelle supériorité et deviendra de plus en plus utile et nécessaire dans notre patrie, le Premier Congrès de la Langue française au Canada émet le vœu : lo que l’enseigñement bilingue soit partout considéré comme un élément de supériorité dans notre système d’instruction, et que, dans tous les endroits où il y aura lieu, on s'applique à l’étendre et à le faire progresser ; 20 que dans notre étude de l’anglais nous nous efforcions d’acquérir généralement une plus parfaite prononciation ; 30 que la langue française devienne en honneur dans tout le Dominion, comme l’est déjà l'anglais dans la province de Québec ; 40 que, tout en cultivant la langue qui lui est étrangère, chacun fasse

1. NicnoLsoN, Le Canadien français (trad. BAnrHE), pp. 97-99, 102-160.

2. Voir Prem. Cong. de la Lang. franç. au Canada. Mémoires concernant l'Ontario, la Nouvelle-Ecosse, le Manitoba, l'Alberta, la Saskatchewan.

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