‹ Notre langue et ses droits [microforme]Chapitre 20 sur 24 · PEN CT A RP SP · texte numérisé non relu

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qui mirent la main à la confection du célèbre règlement, disait à son tour : ‘“ Mes vues sont qu'aucune autre langue que l'anglais ne doit être enseignée dans les écoles ; qu’il ne peut pas y avoir légalement d’écoles bilingues dans la province de l’Ontario ; et que, si l’on en trouve, elles doivent cesser d’exister!. ”” Enfin les honorables membres du Conseil Privé d'Angleterre, dans leur jugement de l’an dernier sur la question scolaire ontarienne, n’ont pu s'empêcher d’avouer que ‘le règlement dix-sept est une mesure destinée à restreindre l’enseignement du français dans les écoles auxquelles il s’applique. ” N'est-ce pas assez clair ?

C'est bien dans ce sens foncièrement hostile à notre langue, que l’acte scolaire ontarien a été compris, non seulement par les Canadiens français de l'Ontario, mais par tous les représentants autorisés de notre race, ecclésiastiques et laïques. Nos évêques, l’éminentissime cardinal Bégin en tête, ont protesté ; et cette protestation ferme et digne s’est répercutée à la tribune de notre parlement provincial, sous les voûtes de l’Université Laval, et jusque dans les salles de la Société Royale canadienne. J’ajouterai que Mgr l’arche-

ivêque d'Ottawa, qu’on ne saurait soupçonner de

partialité envers la langue française, a lui-même

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