‹ Notre langue et ses droits [microforme]Chapitre 23 sur 24 · Dans leur jugement du 2 novembre 1916, les membres du · texte numérisé non relu

Dans leur jugement du 2 novembre 1916, les membres du

: Conseil Privé reconnaissent expressément l’intangibilité légale

du système des écoles séparées ou confessionnelles dans l'Ontario,

système auquel seul un acte du Parlement impérial pourrait déroger.

esprits clairvoyants redoutent le jour où la secte orangiste, si acharnée en ce moment contre l’école bilingue et encouragée dans son œuvre par d’inavouables complicités, dirigera contre l’école séparée catholique les armes qui lui auront obtenu un premier triomphe. C’est ce triomphe que nous devons prévenir par l’union solide de toutes nos forces.

Le règlement dix-sept va à l’encontre des doctrines et de la discipline catholiques, et des intérêts catholiques véritables. Il consacre et aggrave la mainmise de l'Etat sur l’école, et il ouvre la porte des écoles bilingues, fréquentées exclusivement par des enfants catholiques, à des inspecteurs protestants. Il met de sérieux obstacles à l’enseignement du catéchisme d’après la méthode prescrite par le Premier Concile plénier de Québec, qui veut qu’on se serve pour cela de la langue maternelle!.- Il tend fatalement à angliciser les populations franco-ontariennes, et l’anglicisation, pour ceux des nôtres qui l’ont subie, fait surgir deux périls immédiats : celui d’une mentalité toute protestante puisée dans les milieux anglo-protestants et la lecture des journæux qui y circulent, et celui des mariages mixtes. Le journal, à notre époque, le journal de chaque jour fait l’aliment de tous les esprits, surtout

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