ROME ANTIQUE
Telle que dans son char la Bérécynthienne?, Couronnée * de tours !°, et joyeuse d’avoir Enfanté tant de dieux, telle se faisait voir,
En ses jours plus heureux, cette ville ancienne,
Cette ville qui fut, plus que la Phrygienne !!, Foisonnante en enfants, et de qui le pouvoir Fut le pouvoir du monde, et ne se peut revoir, Pareille à sa grandeur, grandeur sinon la sienne.
Rome seule pouvait à Rome ressembler, Rome seule pouvait Rome faire trembler :
Aussi n'avait permis l'ordonnance !? fatale
[4. Les gouttes de rosée, — 2. Vive, vivante. — 3. Dessus: voir p. 322, note5. — 4. La Loire, — 5. En riant : se rapporte à sortir, — 6. Indique: voir p. 291,
note 6. — 7. On pourrait rapprocher ce sonnet de du Bellay des sonnets de Voiture et de Malleville : La Belle Matineuse (voir p. 397-398)|.
[8. La Bérécynthienne : Cybèle, mère des dieux, adorée sur le mont Béré-
cynthe, en Phrygie. — 9. Couronnée : l’e muet compte dans le vers pour une syllabe. — 40. On représentait Cybèle avec une couronne de tours sur le front, parce qu'elle présidait à la fondation des villes (voir Lucrèce, De natura rerum, IT, 606, et Virgile, L'Enéide, NI, 785). — 41. La Phrygienne : autre nom de Cybèle. — 42. L'ordonnance fatale. l’ordre du destin.]|
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Qu'’autre pouvoir humain, tant! fût audacieux, Se vantät d’égaler celle qui fit égale Sa puissance à la terre et son courage aux cieux.
(J. du Bellay, Les Antiquités de Rome, VI.)