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III. — AUTOUR ET A LA SUITE DE LA PLÉIADE

Pendant quarante ans la Pléiade rayonna sur la France et compta de

très nombreux adeptes à Paris et en province, « Jamais, écrit Pasquier ÿ dans ses Lettres en 1555, on n'avait vu en France telle foison de poètes, À l’appel de du Bellay, sous le coup de main de Ronsard, la France tout entière semblait s'être levée, et chaque province, chaque ville envoyait ses poètes s’enrôler sous léfhdas du chef. » |

Voici quels furent les principaux disciples immédiats de Or y jusqu'aux environs de 1575 :

Jacques Pecerrer pu Mans (1517-1587), qui avait été, comme Pontus de Tyard, un des précurseurs de la Pléiade (il avait publié en 1547 ses Œuvres He en soutint les idées dans son traité en prose Art poétique départi en deux livres (1555).

AmaDis Jamyn 5 (1540-1593), qui fut le secrétaire de Ronsard et son

disciple préféré, publia en 1575 un premier recueil d’OEuvres poétiques

en 5 livres (dont le premier contient le Poëme de la Chasse et un poème

sur La Libéralité, dédiés à Charles IX), et en 1584 son second recueil. Il avait aussi fait paraître en 1574 une traduction d'Homère, contenant les douze derniers chants de l’Iliade et les trois premiers de l'Odyssée.

4. Edition. — Les Amours et autres poésies (avec la Vie de Jodelle par Colletet), publiés par Ad. van Bever (1907).

2. Edition. — OEuvres françaises de Jean Dorat, éd. Marty-Laveaux (1895, Collection de la Pléiade).

3. Voir un autre passage du même Pasquier que nous avons cité p. 132-133 : Au temps de la Renaissance.

4. Edition. — (Æuvres poëliques de Jacques Peletier du Mans, par L. sas (avec notice et commentaire de P. Laumonier), 1904.

À consulter. — H. Chamard : De Jacobi Pelelarii Cenomanensis arte poetica (900). — C. Jugé : Jacques Peletier du Mans (1907).

5. Son frère Benjamin, poète peu connu, « a emporté, d’après A. d'Aubigné, le prix des stances de son siècle ».

OLIVIER DE Macnyx! (1530-1550), originaire de Cahors, auteur de quatre recueils poétiques : Les Amours (1553), Les Gaietés (1554), Les Soupirs (1597), Les Odes (1559).

Jacques Tanureau pu Mans? (1529-1555), qui dans la même année 1594 publia un Recueil de ses premières poésies et ses Sonnets, Odes et Mignardises amoureuses de l’Admirée® (Pour ses contes voir p. 219).

GuürLLaume Des AureLs (1520-1576), auteur de trois recueils de vers : Repos de plus grand travail (1550), La Suite du repos (1551), Amoureux repos (1553).

JEAN DE LA Péruse (1530-1555), poète mort jeune, qui laissa une

tragédie manuscrite Médée et des poésies qu’on publia vers 1556.

Nicocas Denisor, dit le Comte d’Alsinois (1515-1559), qui publia en 1553 Treize cantiques du premier avènement de J.-C.

Lours pes Masures (1523-1580 ?), poète protestant qui traduisit des psaumes et fit des tragédies sacrées ; ses OEuvres poétiques parurent en 1553.

Marc Craupe DE Burrer * (1525 ?-1583 P), poète savoyard, qui publia en 1561 Le premier livre de ses vers, auquel à été ajouté le second, ensemble l’'Amalthée.

Louis Le Caron (1536-1617), magistrat poëte, qui püblia en 1554 des Sonnets, des Odes ét un poème Le Démon de l'Amour.

SGÉVOLE DE SAINTE-MarTHe (1536-1623), jurisconsulte éminent, qui écrivit des poésies latines remarquables et des ‘vers français médiocres (ses Œuvres poétiques parurent pour la première fois en 1569).

Les Dames pres Rocnes®, Madeleine Neveu et sa fille Catherine de

4. Edition. — OEuvres d'Olivier de Magny, éd. Prosper Blanchemain (1870-

1876) ; éd. Courbet (1871-1881, Lemerre, 6 vol.).

A consulter. — G. Favre : Olivier de Magny (1885).

2. Edition. — Poésies de Jacques Tahureau, publiées par Bret Blanchemain (1870, 2 vol.).

3. La personne, qu'il célébra sous le nom de l’Admirée; était une jeune fillé de Tours qu'il épousa vers 1553. Baïf leur consacra un sonnet (A l'Admiréé el à son poète).

4. Editions. — CÆuvres poétiques de Marc Claude de Bultet, publiées par A: Philibert-Soupé (Lyon, 1897) ét par le Bibliophile Jacob (1880, 2 vol.).

5. Elles tinrent un salon à Poitiers et moururent de la peste, le mème jour, en 1587. En 1579, durant les Grands-Jôurs de Poitiers, ellés reçurent la visite d'Etienne Pasquier : une puce s'étant posée sur le coù de la belle Catherine, Pasquier fit sur elle une pièce dé vers qui eut un grand succès et de nombreuses imitations en français, en latin et même en grec:

Editions. — Les œuvres de Mesdames des Roches (1578); Les secondés œuvres de Mesdames des Roches (1583).

La Puce de Madame des Roches, qui est un recueil de divers poèmes grecs, latins et français, composés par plusieurs doctes personnages (1583). — La puce de Madame des Roches (Jouaust, 1872).

304" LE XVIe SIÈCLE

Fradonnet, muses provinciales qui eurent à Poitiers la célébrité qu'avait eue à Li Louise Labé, et cultivèrent aussi la poésie. ( Guy pu Faur DE Pie (1529-1584), né à Toulouse, magistrat ct poète, auteur de Cinquante quatrains contenant préceples et enseignements | utiles pour la vie de l’homme (1574).

Dans le dernier quart du xvi® siècle Ronsard cut encore des continus teurs. Nous laisserons ici de côté deux grands poètes, dont il a été question ailleurs, Agrippa d’Aubigné (voir p. 163-150) et du Bartas (voir p- 176-178), qui, tout en se réclamant de la Pléiade, ont un peu échappé à son influence, et ont tenté des voies nouvelles, en cherchant leur inspiration dans l'antiquité biblique. Nous nous bornerons à citer quelques poètes de moindre importance, qui ont moins visé, comme les deux précédents, à la grande poésie qu’à la poésie légère : |

JEAN PAssERaT ? G534- 1602), un des collaborateurs de la Sa Menippée (voir p. 239), qui publia en 1597 des Vers de Chasse et d'Amour, et dont les Œuvres poétiques complètes parurent en 1602 et 1606.

Parzippe Desportes® (1546-1606), poète courtisan, qui outre ses poésies légères a composé 4 recueils : Amours de Diane, Amours d'Hippolyte, Amours de Cléonice, Amours diverses, ainsi qu’une traduction des Psaumes de David. (Sur ses rapports avec Malherbe voir p. 330.)

Jean Berraur # (552- 1611), qui, comme Desportes, son maitre ct ami, a fait des poésies légères et traduit des Psaumes.

JEAN VauquELIN DE LA FRresnaye5 (1536-1608), qui publia en 1555 Les deux premiers livres des Foresteries et en 1605 ses Diverses poésies, comprenant des satires, des nes (ou idillies, comme il les appelle), des sonnets, des épigrammes, ...et son Art poétique, en 3 livres, Gi Al avait compis à partir de 1574 à + demande de Henri IIT et où il s'inspire encore des principes de Ronsard, tout en exposant quelques idées nouvelles (notamment sur l'introduction du christianisme dansla HHéparite voir p. 308).

4. Editions. — Les Quatrains de Pibrac, publiés par Jules Glaretie (Lemerre. : 1874) et par H. Guy (Annales du Midi, r904).

2. Edition. — Œuvres de Passerat, publiées par Prosper Blanchemain (1881, Lemerre, 2 vol.). .

3. Edition. — OŒuvres de Desportes, publiées par Alfred Michiels (1858,

Delahays).

4. Edition. — OEuvres poétiques de J, Bertaut, publiées par Ad. Chenevière (1891, Bibliothèque elzévirienne).

À consulter. — L'abbé Grente : Jean Bertaut (1908).

5. Editions. — Œuvres diverses de Vauquelin de la Fresnaye, éd. Julien Travers (1869-1872, Caen, 3 vol.). — L'Art poétique de Vauquélin de la Fresnaye éd..G. Pellissier (Garnier, 1885).

À consulter. — Lemerciér : Étude littéraire et morale sur les poésies de Jean Vauquelin de la Fresnaye (1889).

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