‹ Notre littérature étudiée dans les textesChapitre 205 sur 532 · OEDIPE ET ANTIGONE · texte numérisé non relu

OEDIPE ET ANTIGONE

OEprre..

Toi, qui ton père aveugle et courbé de vieillesse Conduis si constamment“, mon soutien, mon adresse ‘,

[. Nef, navire. — 2. Chef, tête, — 3. Mêmes : sur l’s final de l’adverbe voir p. 288, note 16, = 4. Orra: futur du verbe ouir, entendre, — 5, Brandon, torche de paille. = 6. Mégère : üne des trois Furies. == 7, On m'avait fait : les règles d'accord du participe n'étaient pas encore fixées au £vie siècle. = 8, J'ens graveraï, je graverai. — 9. Loyer, salaire, payement. = 40, Qui, pour celui qui. — 44. L'infernale maison : les dieux de l'Enfer. == 42. Tout ce passage DRE imité de Virgile, L/ Énéide (IV, vers 365 et suivants).] ee.

[L3: OEdipr, roi de Thèbes, s’est crevé les yeux après avoir appris par un oraële qu'il avait sans le savoir tué son père Laïus et épousé sa mère Jocastes Antigone, sa fille, l’ accoïpagne dans soû exil volontaire. — 44, Si constamment, avec tant de fermeté d'âme, —— 45. Mon adresse : il ne se guide que pat les yeux de sa RoPlee]

NP Re de NES 2 L LE THÉATRE 319

Antigone ma fille, hélas ! retire-toi, Laisse-moi malheureux soupirer mon émoi, Vaguant par ces déserts : laisse-moi, je te prie,

* Et ne va malheurer ! de mon malheur ta vie. Ne consomme? ton âge à conduire mes pas, La fleur de ta jeunesse avec moi n’use pas, Retire-toi, ma fille ! Et de quoi me profite, Me voulant fourvoyer *, ta fidèle conduite * ? Je ne veux point de guide au chemin que je suis : Le chemin que je cherche est de sortir d’ennui, M’arrachant de ce monde, et délivrant la terre Et le ciel de mon corps, digne de son tonnerre... Las! pourquoi me tiens 5-tu ? ma fille : vois-tu pas Que mon père m'appelle et m'attire au trépas ? Comme il se montre à moi terrible, épouvantable ? Comme il me suit toujours et m'est inséparable ? Il me montre sa plaie, et le sang jaillissant Contre ma fière? main, qui l’alla meurtrissant$.

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