L'AMARANTE
Je suis la fleur d'amour qu'Amarante * on appelle Et qui viens de Julie adorer les beaux yeux.
Roses, retirez-vous, j'ai le nom d’immortelleÿ !
Il n'appartient qu’à moi de couronner les dieux.
(Gombauld.)
[4. Sans compter la dédicace en vers, Montausier s'était réservé quinze fleurs. 2. Apollon : le dieu du soleil, vers qui l’héliotrope se tourne, comme l'indique l’étymologie du mot tiré du grec : Atoc, soleil, tpénw, je me tourne. — 3. Avecque : voir p. 335, note 3. — 4. Qu‘Amarante on appelle : inversion fréquente au xvne siècle. — 5. L'amarante, chez les anciens, était le symbole de l'immortalité.]
La VIoLETTE.
Franche d’ambition, je me cache sous l’herbe, Modeste en ma couleur, modeste en mon séjour ; Mais, si sur votre front je puis me voir un jour, La plus humble des fleurs sera la plus superbe‘.
(Desmarets de Saint-Sorlin.)