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I. — LES THÉORIES DRAMATIQUES

A. — La tragédie.

1° La règle des trois unités.

Qu'en un lieu, qu’en un jour, un seul fait accompli Tienne jusqu’à la fin le théâtre rempli.

C’est ainsi que Boileau (L’Art poétique, IIL, 45) a formulé cette règle, qui, implicitement contenue déjà dans la Poétique de Jules-César Scaliger (publiée en 1561), avait été énoncée par Ronsard dans son Abrégé de l'art poétique en prose (1565) et par Jean de la Taælle dans son traité De l'art de la tragédie, mis en tête de Saül furieux (1572) : « Il faut toujours représenter l’histoire ou le jeu dans un même jour, en un même temps et en un même lieu, » Vauquelin de la Fresnaye, dans son Art poétique (écrit au xvi® siècle mais publié en 1605), avait également dit :

Le théâtre jamais ne doit être rempli D'un argument plus long que d’un jour accompli.

Mais jusqu’en 1630 la règle des trois unités n’eut pas un caractère absolu ; et Alexandre Hardy (vers 1570-1632), qui pendant trente ans régna sur le théâtre, ne s’en était nullement soucié.

Au xvrie siècle cette règle fut combattue par François Ogier dans la préface qu’il mit en 1628 en tête de la tragi-comédie de Jean de Schelandre Tyr et Sidon (1608) pour revendiquer l’indépendance du poète. Mais Mairet commença à l’appliquer dans sa Silvanire (1630) et surtout dans sa Sophonisbe (1634). Ce furent Chapelain et l’abbé d’Aubignac, le

4. À consulter. — L'abbé d'Aubignac : Pratique du théâtre (1657). — P. Corneille : Examens et discours (1660). — H. Breitinger : Les unités d’Aristote avant le Cid de Corneille (Genève, H. Georg, 1879). — Aulard : Un romantique en 1608 : Jean de Schelandre et ses théories dramatiques (Bulletin de la Faculté des lettres de Poitiers, 1883). — M. Souriau : De la convention dans la tragédie classique et dans le drame romantique (Hachette, 1885). — E. Lintilhac : De J.-G. Scaligeri poetice (Hachette, 1887); Un coup d'État dans la République des lettres : Jules-César Scaliger fondateur du « classicisme » cent ans avant Boileau (La Nouvelle Revue, 15 mai et rer juin 1890). — Ch. Arnaud: Les théories dramatiques au XVIIe siècle, étude sur la vie et les œuvres de l'abbé d'Aubignac (Picard, 1888). =— J. Lemaître : Corneille et la poétique d’Aristote (Lecène et Oudin, 1888). — A. Benoist : Les théories dramatiques avant les discours de Corneille (Annales de la Faculté des Lettres de Bordeaux, 1891). — E. Faguet : Drame ancien et drame moderne (Colin, 1898).

premier dans sa Lettre sur l’art dramatique (1630) et dans ses Sen iments d l'Académie sur le Cid (1638), le second dans sa Pratique du théâtre (165 qui l’imposèrent aux auteurs dramatiques au nom d’Aristote. Ce dernier, dans sa Poétique, avait bien recommandé l’unité d’action, nécessaire à tout œuvre d'art; mais il avait parlé de l’unité de temps comme d’un simple usage suivi par les tragiques grecs ; et il n’avait pas dit mot de l'unité lieu, dont il ne pouvait d’ailleurs pas être question dans le théâtre antique, » où PR d’entr’actes interdisait les changements de lieu.

Corneille, qui a été conduit à faire des pièces complexes pour montrer la volonté aux prises avec des obstacles dont elle triomphe, s’est soumis avec peine à cette règle des trois unités, et, tout en la jugeant fondée sur la nécessité de la vraisemblance, a critiqué du moins J’étroitesse de sa formule : ve

La règle de l'unité de jour a son heu sur ce mot d’Aristote, que « la tragédie doit renfermer la durée de son action dans un tour de es ou ne le passer pas de beaucoup ». Ces paroles donnent lieu à cette dispute fameuse, si elles doivent être entendues d’un jour naturel de vingt- quatre heures ou d’un jour artificiel de douze. Ce sont deux opinions dont chacune a des partisans considérables ; et pour moi je trouve quäal y a des sujets si malaisés à renfermer en si peu de temps, que non seulement je leur accorderais les vingt-quatre heures entières, mais je me servirais même de la licence que donne ce philosophe de les excéder un peu, et les pousserais "2 nue jusqu’à trente. *

Beaucoup Mchamiont contre cette règle qu'ils nomment. tyran nique, et auraient raison, si elle n’était fondée que sur. l'auto rité d’Aristote. Mais ce qui la doit faire accepter, c'est la raiso: naturelle qui lui sert d'appui. Le poème. dramatique est un imitation, ou, pour mieux parler, un portrait des actions des à hommes ; et î est hors de doute que les portraits sont d’autan plus leu qu'ils ressemblent mieux à l'original. La repré sentation dure deux heures, et ressemblerait parfaitement S l'action qu'elle représente n’en demandait pas davantage pour sa réalité. Aïnsi ne nous arrétons point ni aux douze ni au vingt-quatre heures ; mais resserrons l’action du poème dans JE moindre durée qu A1 nous sera possible, afin que sa représenta tion ressemble mieux et soit plus parfaite... re

Quant à l'unité de lieu, je n’en trouve aucun précepte ni dan

2. Len ce À de 5 DOROTER RES E < : ° %, 4 3 der Dern LE «= 2 AS Te OR DES x : \

Aristote ni dans Horace : c'est ce qui porte quelques-uns à croire que la règle ne s’en est.établie qu’en conséquence de l’unité de jour, et à se persuader ensuite qu'on le peut étendre jusques où un homme peut aller et revenir en vingt-quatre heures. Cette opinion est un peu licencieuse ; et, si l’on faisait aller un acteur en poste, les deux côtés du théâtre pourraient représenter Paris et Rouen. Je souhaiterais, pour ne point gêner du tout le spectateur, que ce qu'on fait représenter devant lui en deux heures se püt passer en effet en deux heures, et que ce qu'on lui fait voir sur un théâtre qui ne change point püt s'arrêter dans une chambre ou dans une salle. Mais souvent cela est si malaisé, pour ne pas dire impossible, qu'il faut de nécessité trouver quelque élargissement pour le lieu comme pour le temps...

(Corneille, Troisième discours. Des trois unités, 1660.)

Contrairement à Corneille, Racine, qui peint la passion et la passion arrivée à l’état de crise, fut amené à faire des pièces très simples, où, comme l’a dit M. Lanson, « le point de départ est très voisin du point d'arrivée. ». Aussi s'est-il plié sans effort à la règle des trois unités, qu’il trouvait naturellement adaptée à son propre idéal de simplicité :

Il n’y a que le vraisemblable qui touche dans la tragédie. Et quelle vraisemblance y a-t-il qu'il arrive en un jour une multitude de choses qui pourraient à peine arriver en plusieurs semaines? Il y en a qui pensent que cette simplicité est une marque de peu d'invention. Ils ne songent pas qu'au contraire toute l'invention consiste à faire quelque chose de rien, et que tout ce grand nombre d'incidents a toujours été le refuge des poètes qui ne sentaient dans leur génie ni assez d'abondance ni assez de force pour attacher durant cinq actes leurs spectateurs par une action simple, soutenue de la violence des passions, de la beauté des sentiments et de l’élégance de l'expression.

: ° + (Racine, Préface de Bérénice, 1671.)

Cette règle des trois unités, que n'avaient observée ni Shakespeare en Angleterre n1 Lope de Vega en Espagne, et dont les romantiques devaient plus tard s’affranchir, a contribué par le resserrement auquel elle contraignait les poètes, à donner à notre tragédie classique sa sobriété, sa clarté et sa rapidité. Mais il faut convenir que sa définition comportait de l’arbitraire. Image de la réalité, le théâtre est aussi une œuvre de

de l’action tende à se rapprocher de la durée de la TPE En LA cipe très légitime. Mais pourquoi accorder vingt-quatre heures plutôt douze ou que trente-six ? D'ailleurs, s’il est naturel qu'il ne se pas au cours de chacun des actes, plus d'événements que n’en contiendr tla réalité dans ce laps de temps, il n’est pas déraisonnable d'admettre q pendant les entr’actes, dont la durée est conventionnelle, il puisse passer tous les événements qu’on voudra. Enfin, pour ce qui est des changements de lieu, le même effort d'inesastie qui nous fait au début de la pièce nous transporter dans un autre lieu que celui où nous sommes, nous permettrait aussi bien de nous trans ponere rs acte dans un endroit nouveau.

Ga

POUR ET CONTRE LA ter DES TROIS s UNITÉS

[Dans sa comédie Les Visionnaires (1637) a de PR persfle ceux qui ne vénèrent point les saintes unités. Voici un fragment de scène o Amidor, poète précieux, s’entretient avec Sestiane, qui a une Us po le théâtre.] an

SESTIANE.

. Dites, approuvez-vous ces règles des critiques, Dont ils ont pour garants tous les auteurs ue Cette unité de jour, de scène, d’action ?. .

AMIDOR.

. Gette sévérité n’est qu’une illusion. ou bouquor s’assujettir aux grotesques chimères De ces emmaillotés dans leurs règles austères,

Qui n’osent de Phébus attendre le retour, Et n'aiment que des fleurs qui ne durent qu un jour? Il faudrait tout quitter ; car en traitant les fables, . Ou certains accidents d'histoires véritables, … - Comment représenter, en observant ces lois, Le Un sujet en un jour qui se passe en un mois?

Comment fera-t-on voir en une même scène La ville de Corinthe avec celle d'Athène?

Pour la troisième loi, la belle invention ! Fm. Ïl ne faudrait qu'un acte avec une actions

SESTIANE.

Toutefois ces esprits critiques et sèvères

Ont leurs raisons à part qui ne sont pas légères : Qu'il faut poser le jour, le lieu qu’on veut choisir. Ce qui vous interrompt ôte tout le plaisir :

Tout changement détruit cette agréable idée,

Et le fil délicat dont votre âme est guidée.

Si l'on voit qu'un sujet se passe en plus d’un jour, L'auteur, dit-on alors, m'a fait un mauvais tour ; Il m'a fait sans dormir passer des nuits entières : Excusez le pauvre homme, il a trop de matières. L'esprit est séparé ; Le plaisir dit adieu.

De même arrive-t-1l si l’on change de lieu.

On se plaint de l’auteur : il m'a fait un outrage ; Je pensais être à Rome, il m'enlève à Carthage. Vous avez beau chanter et tirer le rideau :

Vous ne m'y trompez pas, je n’ai point passé l’eau. Ils désirent aussi que d’une haleine égale

On traite sans détour l’action principale.

En mêlant deux sujets, l'un pour l’autre nous fuit : Comme on voit s ‘échapper deux lièvres que l’on suit. Ce sont là leurs raisons, si } ai bonne mémoire.

Je me rapporte à vous de ce qu’on en doit croire.

(Desmarets de Saint-Sorlin, Les ROUE Acte IT, Scène 1v.)

2° L'emploi de l'histoire dans la tragédie.

D'après Corneille, la tragédie, pour toucher les spectateurs, doit choisir un sujet qui, tout en étant extraordinaire, nous paraisse vraisemblable, D'où la nécossité de l’emprunter à l’histoire, ou tout au moins à la légende consacrée par une longue tradition :

Les grands sujets qui remuent fortement les passions, et cn opposent l'impétuosité aux lois du devoir ou aux tendresses du sang, doivent toujours aller au delà du vraisemblable, et ne trouveraient aucune créance parmi les auditeurs, s'ils n'étaient soutenus, ou par l'autorité de l’histoire qui persuade avec em-

pire, ou par la préoccupation de l'opinion commune qui n donne ces mêmes auditeurs déjà tout persuadés. Il n’est pas vraisemblable que Médée tue ses enfants, que Clytemnestre assassine son mari, qu'Oreste poignarde sa mère ; mais l’histoire le dit, et. la représentation de ces grands crimes ne trouve point di incrédules. Il n’est ni vrai ni vraisemblable qu'Andromède, exposée Le à un monstre marin, ait été garantie de ce péril par un cavalier #.

volant, qui avait de ailes aux pieds ; mais c’est une fiction que l'antiquité a reçue ; et, comme elle l’a transmise jusqu’à nous, personne ne s’en offense quand on la voit sur le théâtre. Mais il à ne serait pas permis toutefois d'inventer ces exemples. |

(Corneille, Premier discours : De l'utilité et des parties du poème dramatique.)

Pour Racine, l’histoire est un cadre qui donne du relief et de la poésie à des événements si simples et si vraisemblables qu’on les pourrait croire tirés de la vie commune. Et, à cet égard, l'éloignement dans l’espace peut jouer le même rôle que l'éloignement dans le temps : 7

Quelques lecteurs pourront s'étonner qu’on ait osé mettre sur la scène une histoire si récente (Bajazet) : mais je n'ai rien vu dans les règles du poème dramatique qui dût me détourner de mon entreprise. À la vérité, je ne conseillerais pas à un auteur de prendre pour sujet d’une tragédie une action aussi moderne. que celle-ci, si elle s'était passée dans le pays où il veut faire re présenter sa tragédie, ni de mettre des héros sur le théâtre qi auraient été connus de la plupart des spectateurs. Les person= nages tragiques doivent être regardés d’un autre œil que nous ne regardons d'ordinaire les personnages que nous avons vus de si près. On peut dire que le respect que l’on a pour les héros augmente à mesure qu'ils s’éloignent de nous, major e longinquo“ reverentia. L’éloignement du pays répare en quelque sorte la” trop grande proximité des temps ; car le peuple ne met guère différence entre ce qui est, si j'ose ainsi pires à mille ans | lui, et ce qui en est à lle lieues. 5

(Racine, Préface 4 Bajazet. va

L'histoire n'étant ainsi qu’un moyen pour eux, soit de garantir la y | semblance de sujets extraordinaires, soit de poétiser par le recul dans lointain de très simples aventures, Corneille et Racine n’ont pas hésité

prendre avec elle bien des libertés, respectant les grands faits connus de tous, mais modifiant sans scrupule les faits secondaires, et inventant au besoin des personnages nouveaux. Voici leurs propres aveux :

Le personnage de Sabine est assez heureusement inventé, et trouve sa vraisemblance aisée dans le rapport à l'histoire, qui marque assez d'amitié et d'égalité entre les deux familles pour avoir pu faire cette double alliance.

< (Corneille, Examen d’Horace.)

Rien n’y contredit l’histoire, bien que beaucoup de choses y soient ajoutées.

(Corneille, Examen de Cinna.)

Nous ne devons qu'une croyance pieuse à la vie des saints, et nous avons le même droit sur ce que nous en tirons pour le porter au théâtre, que sur ce que nous empruntons des autres histoires ; mais nous devons une foi chrétienne et indispensable à tout ce qui est dans la Bible, qui ne nous laisse aucune liberté d’y rien changer. J’estime toutefois qu’il ne nous est pas défendu d’y ajouter quelque chose, pourvu qu'il ne détruise rien de ces vérités dictées par le Saint-Esprit.

(Corneille, Examen de Polyeucte.)

Andromaque ne connaît point d'autre mari qu'Hector, ni d'autre fils qu'Astyanax. J'ai cru en cela me conformer à l’idée que nous avons maintenant de cette princesse. Il est vrai que j'ai été obligé de faire vivre Astyanax un peu sl qu'il n’a vécu ; mais j'écris dans un pays où cette liberté ne pouvait pas être al reçue... Je ne crois pas que j'eusse besoin de cet exemple d’Euripide pour justifier le peu de liberté que j'ai prise. Car il y a bien de la différence entre détruire le principal fondement d’une fable, et en altérer quelques incidents, qui paie presque de

face dans toutes les mains qui les traitent.

(Racine, Seconde préface 4 "’Andromaque.)

Si je la présente (Junie) plus retenue qu’elle n’était, je n’ai pas ouï dire qu'il nous fût défendu de rectifier les mœurs d’un personnage, surtout lorsqu'il n’est pas connu.

(Racine, Première préface de Britannicus.)

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610 LE XVIIe SIÈCLE

Je la fais entrer (Junie) dans les Vestales, quoique, selon Aulu- Gelle, on n’y reçüt jamais personne au-dessous de six ans mi audessus de dix. Mais lé peuple prend ici Junie sous sa protection ; et j'ai cru qu’en considération de sa naissance, de sa vertu ét de. son malheur, il pouvait la dispenser de l’âge prescrit parles fe.

(Racine, Seconde préface de Briannicus.)

En adoptant cette attitude à l’é égard de l’histoire, Corneille à Racine n’ont fait que se conformer à l'opinion régnante de leur temps, commeon en peut juger par ces deux passages de Chapelain et de l'abbé d’Aubignac, déclarant, l’un, qu'il faut un sujet vrai pour LU à confiance aux spectateurs, l’autre, que l’exactitude rigoureuse n’est nullement nécessaire : …

Cette condition de pourvoir que l’arraisonnement! del ne = ne soit heurté d'aucun ombrage de mensonge est si essentielle à. tout poème que beaucoup de spéculatifs ? en cette doctrine ont estimé que la vraisemblance, qui d’ailleurs fait l'essence de la Poésie dans le particulier du poème tragique, nesuflirait pas pour lui baïller fondement, et qu’une tragédie ne se pouvait dire, absolument = bonne qui n’eût un événement véritable poursujet, ä cause, disentils, que les grands accidents des couronnes sont ordinairement connus aux hommes, et que si le jugement sur cette réflexion vient

à se douter qu'ils soient inventés, la créance lui manque soudain et ensuite l'effet que la seule créance eût produit. “

(Chapelain, Lettre sur l'art dramatique.)

On demande en cette matière jusqu’à quel point il est permis à un poète de changer une histoire quand illa veut mettre sur. le théâtre. Sur quoi nous trouvons divers avis, tant chez les anciens que chez les modernes ; mais je tiens pour moi qu il le peut faire non seulement aux réonsnese mais encore en la principale action, pourvu qu'il fasse un beau poème... C’est une ” penséé bien Hidicule d'aller au théâtre apprendre LÉbtares La | scène ne donne point les choses comme elles ont. été, mais comme elles devraient être. Le théâtre doit tout restituer en état de vraisemblance et d'agrément.

(D'Aubignac; Pratique du ihéâtre, livre F, chap. 1. .

[4. Arraisonnement, action de raisonner avec quelqu'un tu vieilli). — 2 Spéculatifs, théoriciens.]

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