MOLIÈRE
1° Classification de ses comédies.
20 Le moraliste.
3° Le peintre de la société.
leurs He immédiats, leurs conte et Lies succ se c’est à ces trois plus grands auteurs que nous bornerons notre étude a œuvres dramatiques du xvire siècle! ; et encore n’examinerons-nous ici. que les principaux aspects de leur théâtre (le chapitre précédent 1
plète d’ailleurs cette étude sur plusieurs points).
° Prédécesseurs et contemporains de Corneille *.
Parmi les prédécesseurs immédiats de Corneille à faut citer : one ALexaANDRE HarDy (vers 1570-1632), qui composa plus de 700 pièces ;
Be Léger S
1. Ouvrages généraux à conte — Les frères Parfaicte = Hinata à Le théâtre français depuis son origine jusqu'à présent (Amsterdam, 1945 #79, 15 vol ) — Samuel Chappuzeau : Le théâtre français (1674), avec une préface et des note de Georges Monval, 1876. — Beauchamps : Recherches sur le théätre de Franc (1735). — Guillâume Schlégel : Cours de littérature dramatique (traduit de l’allemand par Mme Necker de Saussure, Paris, A. Lacroix, 1865, 2 vol.). — Saint Marc Girardin : Cours de littérature dramatique (Charpentier, 1843-1868). Paul de Saint-Victor : Les deux masques (Calmann-Lévy, 1883, t. IL: modernes). — E. Deschanel: Le romantisme des classiques (Calm.-Lévy, 1882-1886 5 vol.). — P. Janct: Les passions et les caractères dans la lil: du XVII siè (Galm.-Lévy, 2e éd., 1888). — Petit de Julleville: Le théâtre en France (Li A. Colin, 1889, nelle éd. , 1922). — G, Bapst: Essai sur l'histoire du théâtre (1893 E. Lintilhac : Histoire générale du théâtre en France (tome III : La comédie. Dix septième siècle, Flammarion, 1908). — J. Lemaître : Impressions de théâtre (Lecè et Oudin, 1888-1898, 10 vol.). — F. Brunetière : Les époques du théätre françai (Hachette, 1892). — F. Sarcey : Quarante ans de théâtre (Annales politique littéraires, 1900-1902, 7 vol.). — E. Faguet : Questions de théâtre G8go-1 Se Propos de théâlre (1903- 1907, 5 vol.). — Conférences faites aux matiné s class ques du théâtre national de l'Odéon depuis 1888 (voir Bibliographie l p. xv). — G. Lanson: Esquisse d'une histoire de la He Jrançe alle éd., H. Champion, 1927). à
2. Editions générales. — Théätre français ou Recueil dé mile piè théâtre (1737, 12 vol.). — Ancien théâtre français (Bibliothèque elzévirie: t. VI-IX, 1855-1856). — Édouard Fournier : Le théâtre FE au VE « XVIIe siècle Se Faplace Sanchez, 1071, 2 ee S
Théâtre choisi de Bolroës par F. Hémon du en Robes + ; . À consulter. — E. Rigal: Alexandre Hardy et le théâtre. français à
tragédies (Didon, Coriolan, La Mort d’Alexandre...), tragi-comédies (Elmire, Frégonde...), pastorales (Alcée, Le Triomphe d'amour).
Jean Maïrer (1604-1686), dont La Sylvie (1626) est une pastorale analogue aux Bergeries de Racan ou à L’Amarante de Gombauld, et dont la Sophonisbe (1634) est la première tragédie régulière.
Taéopmice pe Vrau (voir p. 357), l’auteur de la tragi-comédie Pyrame et Thisbé (1617).
Parmi ses contemporains :
Georces De Seupéry (voir p. 479), l’auteur de L Are tyrannique (1639) et d’Arminius (1644).
Rorrou (x609-1650), dont les deux tragédies les plus connues sont Saint Genest (1646) inspirée de Polyeucte, et Venceslas (1647).
Du Rxer (1605-1658), avec ses tragédies de Saül (1642) et Esther (1644). |
Trisrax L’Hermire (voir p. 503), dont la tragédie de Mariamne (1636) eut un très grand succès.
Cyrano DE BEerGErac (voir p. 485), avec sa tragédie La Mort d’Agrippine (1653).
2° Contemporains et successeurs de Racine .
Parmi les contemporains de Racine il faut citer :
Taomas Corneizze (1625-1709), qui avec sa tragi-comédie Timocrate (1656) représentée 86 fois eut plus de succès que n’en eurent jamais les pièces de son frère, dont il s’est d’ailleurs inspiré dans Laodice, 1668 (imitation de Rodogune) et dans La Mort d’'Hannibal, 1669 (imitation de Nicomède).
QuinauLzrT (1635-1688), moins connu pour ses tragédies (La Mort de Cyrus, 1656 ; Astrate, 1664) que pour ses opéras dont Lulli fit la mu-
du XVIe siècle et au commencement du XVIIe (Hachette, 1889). — E. Martinenche : La comédie espagnole en France de Hardy à Racine (Hachette, 1900). — G. Bizos : Étude sur la vie et les œuvres de Jean de Mairet (Paris, Thorin, 1897). — J, Jarry : Essai sur les œuvres dramatiques de Jean de Rotrou (Paris, Durand, 1868). — N. M. Bernardin : Un précurseur de Racine, Tristan L'Hermite (Picard, 1895). — Jules Marsan : La pastorale dramatique à la fin du XVIe et au commencement du XVIIe siècle (Hachette, 1905).
4. Editions. — (ÆEuvres de Thomas Corneille (Paris, 1722, 5 vol.). — OEuvres de Quinault (Paris, 1739, 5 vol.). |
A consulter. — G. Reyÿnier: Thomas Corneille, sa vie el son thédire (Hachette, 1893). — V. Fournel : Contemporains et successeurs de Racine, les poètes tragiques décriés, Leclerc, l'abbé Boyer, Pradon, Campistron (Revue d'Histoire Littéraire, 1894). — Romain Rolland : Histoire de l'opéra en Europe avant
Laulli et Scarlatti (1895); Musiciens d'autrefois (Les origines de l'opéra, Lulli), 1908.
636 LE XVIIe SIÈGLE
sique (Alceste, 1674; Atys, 1676; Prose 0 1680 ; Amadis, 16 Roland, 1685 ; Armide, 1686). Fee et ses ennemis :
Prapon (1632-1698), dont la pièce Phèdre et Hipjoite fat hi riva de Phèdre en 1677, et dont le Régulus eut plus tard un grand su cè (1688). 7 Micuez LEcLerc (1622- 1691), l’auteur d’une Iphigénie Gr), quelle collabora son ami Coras (1680-167 7): ne, L’assé CLaupe Boyer (1618-1698), qui composa surtout des Pi religieuses, dont l’une Jephté (1692) pour Saint-Cyr. a Parmi ses successeurs immédiats :
CampisTRON (1656-1723), avec Arminius ose Andrn (165) es meilleure Les Tiridate Gr6go)-
tragédie Adhérbal (1694) et done la pièce la moins mauvaise est Am
(r70r). e LONGEPIERRE (1659-1721), qui traita en 1604 le sujet de Médée La Fosse (1653-1708), l’auteur de Manlius rs ce
de Molière *. is
Parmi les prédécesseurs de Molière il faut citer : TaBariN (?-1626) avec ses farces.
Pierre CorneiLre, qui débuta au théâtre par 7. comédies, et. 1643 Le Menteur, en 16h44 La Suite du Menteur ; si SAINT EYREMOND (voir p. 813, note 3), avec sa nr. a l mistes (1643), dont la scène 11 de l’acte I, la dispute entre Gode: Colletet, a servi de modèle à Molière pour sa Fe entre > Vadius bin. HE Désmarers DE SaiNT-SoRLIN (voir p. 815, nole 1), qui done Les Visionnaires, dont Molière s’est servi pour nee ne Les savantes son He de Bélise
4. Editions. — Victor Fournel: Les contemporains de Molière (x 3 vol.). — Théâtre choisi de Regnard (éd. Moland, chez Garnier). got : Théâtre choisi des auteurs nie du XVIIe et: du XVII > grave, Collection Pallas). :
A consulter. — Victor Fournel : Le théâtre au XVIIe sde (1892). — N. M. Bernardin ; La comédie italienne elle théätre de la Foi — E. Rigal : De Jodelle à Molière (Hachette, 1911). | AE
imitées de Plaute (Les Ménechmes, 1631; Les deux Sosies, 1636 ; Les Captifs, 1638) et dont la meilleure est La Sœur (1645).
SCARRON (voir p. 496, note 2), qui a fait plusieurs -comédies, dont les deux principales sont Jodelet ou Le Maître valet (1645) et Don Japhe, d'Arménie (1653).
Tomas CORNEILLE, qui comme son frère s’est aussi exercé dans la comédie (Don Bertrand de Cigaral, 1653 ; Le Geôlier de soi-même, 1695).
L’aggé pe BotsroBEeRT (1592-1662), dont la comédie la plus connue est La Belle Plaideuse (1654), qui a pu fournir à Racine l’idée des Plaideurs.
Cyrano DE Bercerac, dont la comédie Le Pédant Joué (1654) a fourni à Molière, dans Les Fourberies de Scapin, la scène de la galère.
Parmi ses contemporains et ses successeurs immédiats :!
QuinauLr, qui outre ses tragédies et ses opéras fit des comédies, notamment La Mère coquette (1664).
Racine, avec Les Plaideurs (1668).
La Fonrams, qui fit des comédies en collaboration avec le mari de La Champmeslé (voir p. 696, en note). ;
Boursauzr (1638-1501), connu surtout par trois comédies : La Comédie sans titre ou Le Mercure Galant (1683), Esope à la ville (1690), Esope à la cour (1707).
Baron (1053-1729), qui fit partie de la troupe de Molière, et dont la meilleure comédie est L'Homme à bonnes fortunes (1686).
Antoine Monrrzeurx! (1640-1685), qui imita Molière dans plusieurs pièces : L'Impromptu de l'Hôtel de Condé (1663), L'École des jaloux (1664), L'École des filles (1666), Le Gentilhomme de Beauce (1670).
Brueys (1640-1723) et Pazaprar (1650-1721), qui firent en collaboration des comédies de caractères : Le Grondeur (1691), L’Important(1693), Le Bourru (1706), L’Opiniâtre (1722).
Sur Durresny, Recnarp et Dancourr, voir vol. II, p. 214-215.
Pour HauTEerRocHE voir le Supplément.