CONSULTATION MÉDICALE
SGANARELLE 8. Hoi Est-ce là la malade ?
GÉRONTE. É noi À Oui; je n’ai qu'elle de fille; et j'aurais tous les regrets du monde si elle venait à mourir. | |
[4. À force de baitre le fer, à force d'étudier (terme d’escrime). — 2. Licences : diplômes qui donnaient le droit d'exercer la médecine. — 3. Sur les bancs : après .
avoir obtenu les licences, il fallait encore pendant deux ans rester sur les bancs, c’est-à-dire assister aux discussions de la Faculté. — 4, Acte, terme d'école qui désigne une dispute publique où l’on soutient des thèses. — 5. Sur toute chose, avant tout. — 6. Sur la découverte de la circulation du sang et les polémiques auxquelles elle donna lieu, voir p. 530-534. — 7. De méme farine : voir p.533, note 4.] "A ;
[8: Reprenant le sujet du vieux fabliau du moyen âge Le vilain mire (voir p. 47), Molière nous montre dans Le Médecin malgré lui un simple paysan, Sganarelle, obligé par une vengeance de sa femme de jouer le rôle d’un médecin]
se
SGANARELLE
Qu'elle s'en garde bien! il ne faut pas qu'elle meure sans l'ordonnance du médecin.
GÉRONTE
Vous l’avez fait rire, Monsieur.
SGANARELLE
Tant mieux ; lorsque le médecin fait rire le malade, c'est le meilleur signe du monde. {A Lucinde) Eh bien ! de quoi est-il question ? qu'avez-vous ? quel est le mal que vous sentez?
Lucixpe
(portant sa main à sa bouche, à sa lle el sous son menton.)
Han, hi, hom, han.
SGANARELLE
Eh! que dites-vous ?
LuGINDE /continuant les mêmes gestes.)
Han, hi, hom, han, han, hi, hom.
SGANARELLE
Quoi ?
Lucnpe.
Han, hi, hom.
SGANARELLE
Ham, hi, hom, han, ha; je ne vous entends! point. Quel diable de langage est-ce là ?
GÉRONTE
Monsieur, c'est sa maladie. Elle est devenue muette, sans que jusques ici on en ait pu savoir la cause ; et c'est un accident qui a fait reculer son mariage.
SGANARELLE
Et pourquoi ?
|A. Entends, comprends ].
GÉRONTE
Celui qu ‘elle doit épouser veut attendre sa guérison pour con dk clure les choses.
SGANARELLE
Et qui est ce sot-là qui ne veut pas que sa Re soit nets Plàt à Dieu que la mienne eût cette maladie ! ie me seras bien de la vouloir guérir.
GÉRONTE
Enfin, Monsieur, nous vous prions d’ employer tous vos soins pour la soulager de son mal. |
SGANARELLE
Ah! ne vous mettez pas en peine. Dites-moi un peu ; ce mal. l'oppresse-t-il beaucoup ? Dé