‹ Notre littérature étudiée dans les textesChapitre 423 sur 532 · OI · texte numérisé non relu

OI

He Aucuns : voir p. 175, “neue 2. L'Achéron, fleuve de Enfers qui à désigner ici les Enfers eux-mêmes. — 3. Partant, par conséquent.]

...Le serpent en sa langue

Reprit du mieux qu'il put : « S'il fallait condamner ,

Tous les ingrats qui sont au monde,

À qui pourrait-on pardonner ?

Toi-même tu te fais ton procès : je me fonde Sur tes propres leçons ; jette les yeux sur toi. R Mes jours sont en tes mains, tranche-les ; ta justice, C’est ton utilité, ton plaisir, ton caprice :

Selon ces lois, condamne-moi ;

Mais trouve bon qu'avec franchise

En mourant au moins je te dise

Que le symbole des ingrats Ce n’est point le serpent, c’est l’homme. »..

Ces animaux, qu’il aime, La Fontaine excelle à les décrire. Il n’a sans doute pas la science approfondie d’un naturaliste, et l’on a pu relever dans ses fables un certain nombre d’erreurs!. Mais il possède le regard exercé d’un peintre, et l’on doit admirer la pittoresque précision des silhouettes qu’il trace :

le héron

Un jour, sur ses longs pieds, allait, je ne sais où, Le héron au long bec, emmanché d’un long cou.

les grenouilles

Il s’en alla passer sur le bord de l'étang.

Grenouilles aussitôt de sauter dans les ondes ; Grenouilles de rentrer dans leurs grottes profondes.

GEr4) la tortue

[1 laisse la tortue Aller son train de sénateur.

4. En particulier, le grand entomologiste J. H. Fabre a spirituellement critiqué la fable de La cigale et la fourmi (Souvenirs entomologiques, 5e série, chap. xm, chez Delagrave): la cigale va trouver la fourmi « quand la bise est venue », or l'hiver la fourmilière dort et les cigales sont mortes depuis longtemps; quant aux mouches, vermisseaux et grains, dont la cigale souhaiterait pouvoir sc nourrir, elle serait bien en peine de les avaler, étant simplement munie d’un suçoir, avec lequel elle pompe la sève des arbres.

Elle part, elle s’évertue, Elle se hâte avec lenteur, (VI, 10.) la belette Dame belette au long corsage.

(VII, 22.) les lapins Je vois fuir aussitôt toute la nation Des lapins, qui, sur la bruyère, L'œil éveillé, l'oreille au guet, S'égayaient et de thym parfumaient leur banquet. @, 14.) le lièvre Ainsi raisonnait notre lièvre, Et cependant faisait le guet.

Il était douteux ?, inquiet :

Un souffle, une ombre, un rien, tout lui donnait la fièvre. QU, 14) l’huître > Parmi tant d’huïîtres toutes closes Une s’était ouverte ; et, bäillant au soleil, Par un doux zéphyr réjouie, Humait l'air, respirait, était épanouie, Blanche, grasse, et d’un goût, à la voir, non pareil. CVIIE, 9.)

le cochet

Il a la voix perçante et rude,

Sur la tête un morceau de chair à, Une sorte de bras dont il s’élève en l'air

Comme pour prendre sa volée,”

La queue en panache étalée. es : (VI, 5.)

le chat

.….[lest velouté comme nous, É Marqueté Ÿ, longue queue, une humble contenance, Un nd Le regard, et pourtant l’œil luisant...

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