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Sur l’histoire de Port-Royal, voir p

À consulter, — Sainte-Beuve : Histoire de Port-Royal (tomes IIL et IV). — J. Vérin : Étude sur Lancelot (1869). — I. Carré : Les pédagogues de Port- Royal (1887). — F. Cadet : L'éducation à Port-Royal (1887).

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aux religieuses ou aux Solitaires), l'enssiguement qu’il donna fut très brillant et, si l'on peut dire, déjà très moderne. . Ses innovations Du ont surtout consisté à développer Pen seignement du grec et du français, à faire même une place aux langues étrangères, espagnole et italienne, à simplifier les études grammaticales “ en y introduisant plus de logique, à donner le pas aux exercices oraux sur les exercices écrits et à mettre le plus possible entre les mains des élèves les textes complets des auteurs. e Les principaux maîtres de Port-Royal furent Prerre Nico, l’auteur des Imaginaires, des Visionnaires, huit lettres dont l’une fut cause par une phrase (voir p. 624) de la longue brouille de Racine avec les Solitaires, et des Essais de Morale (1671), qu’admirait tant Me de Sévigné (voir p. 462), et le collaborateur d’Arnauld pour la Logique ou L'art de penser (1661) ; CLauDe LANGELOT, qui composa le fameux Jardin des racines grecques (1657) et plusieurs traités moins connus : Nouvelle méthode pour apprendre la langue latine (1644), Méthode pour la langue grecque (1655), Nouvelle méthode pour apprendre facilement et en peu de temps la langue italienne … (1660), Nouvelle méthode pour apprendre la langue espagnole (1660), et … collabora avec Arnauld pour la Grammaire générale et raisonnée de Port- Royal, 1660 (voir p. 383); et le GranD ArNauLD, qui na pas été seulement un théologien (Traité de la fréquente communion, 1643), mais u aussi un pédagogue (outre la Logique et la Grammaire, il a publié de Nou-… veaux éléments de géométrie et un Mémoire sur le règlement des études dans les lettres humaines). Il faut y joindre Nicozas FoNTAINE, qui collabora aux diverses publications pédagogiques des Solitaires. “Sa Le grand honneur de Port-Royal est d’avoir eu pour élève Racine, pendant près de trois années, à partir d’octobre 1655. C’est là que dans un cadre propice à la rêverie poétique il écrivit ses premiers vers (Hymnes traduites du Bréviaire, Odes sur le paysage de Port-Royal) ; c'est là qu'en lisant en cachette le roman de Théagène et Chariclée il prit goût à la littérature grecque, dont son théâtre s’est inspiré plus d’une fois ; là enfin que sous l'influence de ses maîtres il s’habitua à voir l'âme humaine, telle qu’il l’a représentée le plus volontiers dans ses tragédies, sous l’aspect de la faiblesse et dans ses heures de défaillance. S'il eut le grave tort d'oublier quelque temps la reconnaissance quil ‘devait aux éducateurs dévoués de sa jeunesse, il conserva du moins toute sa vie les traces durables de leur enseignement à la fois paternel et viril. …

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