IL. — DANGERS DE L'IGNORANCE ET DE L'OISIVETÉ
L'ignorance d’une fille est cause qu lee s’ennuie et qu elle : ne sait à quoi s’ occuper innocemment. Quand elle est venue jus qu'à un certain âge sans s’appliquer aux choses solides, elle n’en. peut avoir ni le goût ni l'estime ; tout ce qui est sérieux lui paraît triste, tout ce qui demande une attention suivie la fatigu la pente aux plaisirs, qui est forte pendant la jeunesse, Se .
[4. La curiosité, le désir de savoir. — 2, Précieuses, affectées. A0 Indis sang discernement (sens étymologique). — 4, Curieux : : Je mot est pris | ici
manuelle. — 7. La te l'élégance, de soin. di
de personnes du même âge qui sont plongées dans l’amusement, tout sert à lui faire craindre une vie réglée et laborieuse...
Les filles mal instruites et inappliquées ont une imagination toujours errante. Faute d’aliment solide, leur curiosité se tourne toute en ardeur vers les objets vains et dangereux. Celles qui ont de l'esprit s’érigent souvent en précieuses et lisent tous les livres qui peuvent nourrir leur vanité; elles se passionnent pour des romans, pour des comédies, pour des récits d'aventures chimériques, où l’amour profane est mêlé. Elles se rendent l'esprit visionnaire !, en s'accoutumant au langage magnifique des héros de romans...
Une pauvre fille, pleine du tendre et du merveilleux qui l'ont charmée dans ses lectures, est étonnée de ne trouver point dans le monde de vrais personnages qui ressemblent à ces héros : elle voudrait vivre comme ces princesses imaginaires, qui sont, dans les romans, toujours charmantes, Dijon Aou toujours au-dessus de tous les besoins. Quel dégoût pour elle de descendre de l'héroïisme jusqu’au plus bas détail du ménage !
(Ibidem, chap. 11.)