‹ Notre littérature étudiée dans les textesChapitre 47 sur 532 · Édition de Perceval par Potvin (Mons, 1865-1871, 6 vol · texte numérisé non relu

Édition de Perceval par Potvin (Mons, 1865-1871, 6 vol

6. Il a été plusieurs fois continué, en particulier par le poète allemand Wol-

- fram d’Eschenbach (mort en 1230), auteur d’un Parzival, d'où Wagner a tiré sor

Parsifal.

1. À consulter. — Talbot : Essai sur ‘la légende d'Alexandre le Grand (1850). — Paul Meyer : Alexandre le Grand dans la littérature française du moyen âge

- (Paris, Vieweg, 1886, à vol.). — Joly : Benoit de Sainte-More et le Roman de

Troie où Métamorphoses d'Homère et de l'épopée gréco-latine au moyen äge (Paris, Franck, 1870-1891, à vol.); — L. Constans : La légende d'OEdipe étudiée dans l'antiquité, au moyen âge et dans les temps modernes, en particulier dans le Roman de

- Thèbes (Paris, Maisonneuve, 1881).

et fait du devin Calchas un évêque : Lambert le Tort, dans Le Roman d'Alexandre, habille ce héros à la façon d’un chevalier du moyen âge et l'entoure de douze pairs comme Charlemagne.

Les principaux de ces romans antiques sont

Le Roman d'Alexandre! (xr1° siècle), œuvre de deux auteurs, Lambert le Tort et Alexandre de Bernay, comptant plus de 20000 vers dodécasyllabiques en laisses monorimes (voir p. 14, note 3). Ce poème mêle aux données historiques empruntées à Quinte-Curce toutes sortes d'aventures merveilleuses (Alexandre habite des palais enchantés et parcourt des pays fantastiques ; il descend au fond de la mer dans un tonneau de verre, il monte dans les airs à l’aide d’une nacelle de bois et de cuir que tirent des griffons..….).

Le Roman de Troie ?, dont la date approximative se place entre 1160 et 1165, et dont l’auteur est Benoit de Sainte-More. Ce roman, qui compte environ 30 000 vers octosyllabiques (à rime plate sans alternance … régulière des rimes masculines et féminines), et qui eut au moyen âge un très grand succès (attesté encore aujourd’hui par l’existence de 27 manuscrits) raconte l’histoire entière de la guerre de Troie, en remontant à ses causes lointaines jusqu’à l’expédition des Argonautes. La matière n’en est pas empruntée à l’Iliade, dont le moyen âge n’a connu qu’un sec abrégé en vers latins, mais à deux ouvrages apocryphes, romans grecs abrégés en latin, qui avaient raconté la guerre de Troie, et qu'on croyait antérieurs à Homère : un prétendu journal du siège tenu qar le Phrygien Danès et des mémoires sur la guerre écrits par le crétois Dictys.

Le Roman d’Enéas*, qui a dù être composé entre 1170 et 1175, et qui, en raison des ressemblances de langue et de style, est attribué au même auteur que le précédent. C’est une adaptation aux mœurs chevaleresques et féodales de L’Enéide de Virgile, le plus populaire des écrivains païens au moyen âge, regardé tantôt comme un saint, tantôt comme un sorcier et un enchanteur. Fi

Le Roman de Thèbes * (date approximative : entre 1150 et 1155), com= prenant comme le dernier environ 10000 vers octosyllabiques, et attribué également à Benoit de Sainte-More. Il raconte l’histoire d'OEdipe et. de ses deux fils, Etéocle et Polynice, d’après La Thébaïde de Stace.

Le Roman de Jules César, dont l’auteur, Jacot de Forest, s’est contenté de mettre en vers de 12 syllabes, dans la seconde moïtié du xrrr* siècle, une traduction en prose de La Pharsale de Lucaïin par Jehan de Thuin.

4. Édition du Roman d'Alexandre par H. Michelant (Stuttgart, 1846).

2. Édition du Roman de Troie par L. Constans (Société des Anciens textes franç., 6 vol., 1904-1912), par L. Constans et E. Faral (Champion, 1923).

3. Édition du Roman d'Énéas par Salverda de Grave (Halle, 1897).

4. Édition du Roman de Thèbes par L. Constans (Société des Anciens textes français, 1890).

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