III. — LES ROMANS ANTIQUES
Si le moyen âge a complètement ignoré la littérature grecque (le grec était considéré comme une langue diabolique: graecum est, non legitur, disait un vieil adage), il a connu au moins quelques œuvres de la littérature latine, que lisaient les clercs, sans toujours les comprendre d’ailleurs. Et c’est ainsi que plusieurs romans du moyen âge s’inspirent de l'antiquité, à laquelle ils font subir de singuliers travestissements : Benoit de Sainte-More, dans son Roman de Troie, parle des églises de cette ville
4. Édition d'Erec et Enide par W. Fœrster (Halle, 1890 et 1896).